L’UTP en « post » campagne Politique et réglementations Territoires

Michel Bleitrach, président de l'UTP, et Bruno Gazeau, Délégué général.   © D.Reibenberg
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La Rédaction

Sans  attendre que la majorité présidentielle soit confirmée par les élections législatives, l’UTP rappelle au chef de l’État les propositions du candidat Hollande en matière de transport collectif. Dans ce travail de lobbying, l’UTP devrait avoir un allié de poids, en la personne de Roland Ries. Le sénateur-maire PS de Strasbourg, et président du Gart, avait porté le projet de transport de François Hollande pendant la campagne.

Les promesses ne tiennent que ceux qui les engagent. Cela vaut évidemment en temps de campagne présidentielle. Aussi, l’UTP n’a guère laissé de répit au nouveau gouvernement pour rappeler les urgences en matière de transport public.

Plus de pouvoir

Les changements de gouvernance sont à l’ordre du jour, Michel Bleitrach, président de l’UTP, a rappelé qu’il était temps de donner au autorités organisatrices toutes les cartes dont elles ont besoins : « La gestion du stationnement doit leur être transférée, afin qu’elles deviennent des autorités organisatrices de la mobilité durable. Leurs champ de responsabilités doit quitter le seul domaine du transport, et s’étendre à la voirie, et à l’habitat. L’idée est de leur permettre d’organiser au mieux la mobilité, urbaine, interurbaine et périurbaine« .

Le président de l’UTP n’oublie pas de prêcher pour la paroisse tes opérateurs. « Le secteur va devoir se doter d’outils de financements pérennes qui feront échos à l’augmentation de la fréquentation en assurant une amélioration qualitative et quantitative de l’offre de mobilité« . Il a également rappelé la nécessité « de maintenir le versement transport, une ressource stable est indispensable pour la mobilité dans les territoires« . Ce dernier représente une manne de six milliards d’euros.

La question de la contribution des voyageurs à aussi été à l’ordre du jour. « Il est nécessaire que les voyageurs contribuent davantage au coût de leur voyage si la profession veut assurer une amélioration des services pour répondre à l’augmentation de la demande« .

Trouver d’autres financements

L’UTP veut également faire prendre conscience du déséquilibres entre les moyens alloués au transport collectif par rapport au transport individuel. L’organisation a dégagé différents constats et autant de pistes de réflexion. Ainsi, les entreprises de la région parisienne dépensent chaque année 5 milliards d’euros pour gérer et entretenir leur parc automobile. « La recette du VT en Île-de-France et de trois milliards d’euros. En rapprochant ces deux chiffres, on peut s’interroger sur des mesures qui irait en faveur des entreprises les plus vertueuses« .

L’insécurité routière coûte 23 milliards d’euros par an. L’UTP estime que la factorisation du report modal vers les transports publics permettrait de limiter ce coût ou d’en transférer une partie en faveur du développement des transports publics. L’UTP déplore également le fait que l’automobile supporte à elle seule 80 % du coût global d’usage des infrastructures routières. Il rappelle que le développement des transports publics favoriserait la baisse de la facture liée à la pollution et les problèmes de congestion urbaine.

Gouvernance ferroviaire

La future manière de gérer le rail est également au centre des préoccupations de l’UTP. Michel Bleitrach a ainsi dévoilé la vision de la profession en matière de gouvernance ferroviaire.

Elle se décline en cinq points :
. Un gestionnaire d’infrastructure global qui regroupe RFF, la direction de la circulation ferroviaire et SNCF Infra.
. Un Etat fort, pilote, stratège et aussi garant de la sécurité.
. Une Araf renforcée.
. Un système multipartenarial qui associe tous les acteurs aux choix de demain.
La création d’un comité opérationnel composé de toutes les entreprises ferroviaires et des AO auquel l’Etat confiera le pilotage du gestionnaire d’infrastructure.
Un concept auxquel ne seraient pas hostiles la SNCF et RFF.

Tous ces points seront présentés et défendus à l’occasion du salon des Transports Publics du 5 au 7 juin prochain. A défaut d’avoir rencontré Nicole Bricq et Frédéric Cuvillier, respectivement ministres de l’Environnement et ministre délégué aux Transports, l’UTP les a invités au salon. S’ils répondent positivement, ils auront là tout loisir de bien s’imprégner des dossier du transport public.

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