Lyft entre en bourse fin mars, Uber en avril

Fondée en 2012 à San-Franciso, Lyft a préféré se développer sur le sol américain, avec une seule incursion au Canada.   © Lyft
Actualites

Grégoire Hamon

Une expansion uniquement américaine. La course entre Uber et son concurrent Lyft se joue aussi à la Bourse. Lundi 18 mars, Lyft a grillé la politesse en lançant son processus d’introduction en Bourse, qui pourrait être effective le 29 mars prochain. La société californienne compte lever entre 1,9 et 2,1 milliards de dollars, ce qui devrait la valoriser autour de 23 milliards de dollars (20 millions d’euros). Fondée en 2012 à San-Franciso, Lyft a préféré se développer sur le sol américain, avec une seule incursion au Canada. Un choix qui dénote face à l’extension internationale d’Uber. L’entreprise de VTC n’a pas voulu se diversifier dans la restauration (comme Uber Eats) ou les bourses de fret (Uber Freight). Lyft n’a toutefois pas voulu se cantonner au VTC et s’est diversifié sur le juteux marché des trottinettes et vélo en libre-service, tout en investissant comme Uber dans la conduite autonome.

Accords avec les acteurs de la mobilité. Pour sa part Uber devrait commencer son processus d’introduction en Bourse le mois prochain, courant avril selon les informations publiées par Reuters. Le groupe créé en mars 2009 par le décrié Travis Kalanick, PDG évincé au profit du plus consensuel Dara Khosrowshahi, pèse nettement plus que son concurrent Lyft, que ce soit en termes de pertes nettes (3,3 milliards de dollars en 2018 vs 911 millions), de revenu (11,3 milliards de dollars vs 2,2 milliards) ou de volume des courses (50 milliards de courses commandées contre seulement 8,1 milliards pour Lyft). Uber devrait être valorisé entre 100 et 120 milliards de dollars. Le groupe s’est démené pour se diversifier ces derniers mois, notamment avec le rachat de Jump et de ses vélos et trottinettes en libre-service. Il continue à investir dans les voitures autonomes (en délaissant les camions pour se concentre sur les voitures) et les taxis volants. Plus terre-à-terre, Uber se présente à présent comme le futur portail de la mobilité. Il a récemment multiplié les accords avec des acteurs de la mobilité comme des collectivités (exemple à Nice avec un partenariat pour offrir un service nocturne), des opérateurs de mobilité (présence sur l’application des transports en commun de Portland) ou des applications de voyage (partenariat avec Moovit).

G. H.

Message

Veuillez vous identifier pour laisser un commentaire, cliquez ici pour vous identifier

  • Il n'y a pas de commentaire sur cet article. Soyez le premier à réagir.