Lyon : la Clavette face à JC Decaux pour les Vélo’v Stratégie Territoires

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Jean-François Belanger

La concession d’occupation des sols passée par la Métropole de Lyon au profit de JC Decaux pour l’exploitation du premier service de vélos en libre service de France, Vélo’v, lancé en 2005, arrive à échéance en 2017. En vue de son renouvellement, la Métropole de Lyon a émis, le 12 février dernier, un « Avis de Marché », laissant un mois pour répondre.

La gestion des 2 100 abris ainsi que les 640 panneaux publicitaires, en contrepartie du système des vélos en libre circulation, sont les principaux enjeux de cette consultation. Selon nos informations, les candidats à ce renouvellement seraient peu nombreux. JC Decaux bien sûr, mais aussi un collectif baptisé « La Clavette« , qui revendique 5 associations pour plus de 2 000 adhérents, et promeut l’utilisation de la bicyclette en ville.

« Nous considérons que que nous pouvons générer un déplacement à vélo pour un prix 10 fois moins élevé, tout en couvrant un périmètre beaucoup plus important« , assurent ses représentants. Ils considèrent aussi que l’accroissement de la part modale du vélo dans les déplacements dans l’agglomération lyonnaise n’est pas suffisante.

En ce qui concerne le coût du Vélo’v à Lyon, le contrat en cours porte sur un montant de 68 millions d’euros. Sur ce montant, JC Decaux doit verser 18 millions à la collectivité, compte tenu du coût du système Vélo’v évalué à 50 millions d’euros. Pourtant ce coût devrait augmenter à l’avenir, puisque l’industriel envisage de fournir des vélos à assistance électrique que les lyonnais ont découvert pour les 10 ans du Vélo’v, et qui permettraient un bien meilleur accès aux collines, un attrait accru pour les seniors, et une meilleure efficacité au démarrage.

Egalement, les abribus pourraient être dotés, comme à Annecy, d’un écran tactile. Pour autant, alors que la date de remise des offres est passée depuis une semaine, les plis restent fermés suite au recours déposé par la société Smoove. Ce qui laisse perdurer le suspens alors que c’est à Lyon que Jean-Claude Decaux a installé son premier abribus en 1964.

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