Lyon : contestation autour de l’attribution du réseau TCL à Keolis Politique et réglementations Stratégie Territoires

Annie Guillemot, présidente du Sytral.  
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Jean-François Belanger

L’annonce inattendue faite à l’occasion du lancement de la navette autonome Navly, le 2 septembre dernier, par Annie Guillemot, présidente du Sytral, du renouvellement du contrat à Keolis pour l’exploitation du réseau TCL arrivant à échéance en fin d’année, en a surpris plus d’un, y compris du côté de l’exploitant actuel.

Aujourd’hui, c’est la contestation qui prend le relais de la surprise. Et elle vient du côté syndical, par la voix des syndicats CGT et UGICT-CGT des Transports en Commun Lyonnais. « Cette annonce prématurée nous interroge sur le fonctionnement démocratique du conseil syndical, où les élus y siégeant apparaissent comme de simples faire-valoir à des décisions prises ailleurs que dans les instances prévues à cet effet« , communiquent de concert les syndicats. Il est vrai que, contrairement à de précédentes consultations, celle-ci n’a donné lieu au dépôt que d’un seul dossier, celui de l’exploitant sortant ! Par ailleurs, la CGT rappelle « qu’il n’y a pas d’obligation de retenir l’offre Keolis au seul prétexte qu’il est l’unique candidat« . Et d’ajouter : « le bilan du dernier contrat, autant pour les usagers que pour les salariés, nous laisse fortement sceptiques sur le choix de Keolis, comme étant le plus adéquat« .

Pour Annie Guillemot cependant, il semble bien avéré que le 1er janvier 2017, le Sytral remettra les clés du réseau lyonnais à Keolis, pour une nouvelle période de six ans. Ce réseau TCL assure les transport en commun de 1,250 millions d’habitants, produisant 57 millions de kilomètres pour 6 milliards de places-kilomètres par an.  La décision devrait être entérinée par le vote du conseil syndical du Sytral le 7 octobre prochain.

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