Lyon : une navette autonome opérée par Berthelet va desservir la ZAC des Gaulnes Stratégie Territoires

Mia (pour Mobilité intelligente et autonome), a été inauguré au Salon Pollutec, le 27 novembre. Devant la navette Navya en livrée multicolore, les 5 partenaires du projet: Christophe Pinel, directeur commercial France des solutions Expercité d'Eiffage; Jean-Luc Da Passano, président de la Serl; Fouziya Bouzerda, présidente du Sytral; Olivier Malaval, directeur Région Centre-Est d'Eiffage Energie Systèmes; et Aurélien berthelet, directeur général des Cars Berthelet.   © DR
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La rédaction

Deux ans d’expérimentation. A partir de janvier prochain, une navette autonome va desservir la zone d’activité des Gaulnes, à Lyon, depuis le terminus Meyzieu du tram T3. La desserte sera effectuée 7 jours sur 7, aux heures de pointe du matin et du soir, ainsi qu’à la pause déjeûner. Cette expérimentation, qui va durer deux ans, associe cinq partenaires dans le cadre d’un montage public-privé inédit. La Métropole de Lyon a réalisé les aménagements de voirie pour un montant de 180 000 euros. Quant au fonctionnement, dont le coût s’élève à 480 000 euros pour deux ans, il est supporté en majorité par Eiffage Energie système, les cars Berthelet, Veolia et RTE. «Avec ce projet, nous ne cherchons pas à faire de la communication, mais à établir un “proof of concept“ sur un cas d’usage bien déterminé», déclare Aurélien Berthelet, directeur général des Cars Berthelet. Ce service, conçu comme une solution du dernier kilomètre en articulation avec le réseau de transports urbains, pourra transporter plusieurs centaines de passagers par jour.

Evolution vers du TAD. Les autres partenaires du projet Mia sont Eiffage Energie systèmes, dont un site se trouve précisément sur la ZAC des Gaulnes, le groupe Serl (société d’économie mixte en charge de l’aménagement de la zone d’activités), et bien sûr le Sytral. Eiffage s’est chargé de mettre en œuvre la communication entre le véhicule et les infrastructures (V2X), notamment les deux carrefours à feux traversés. La navette circulera en route ouverte, sur un tronçon de 1,2 km émaillé de six arrêts, qu’elle effectuera en 15 à 20 minutes aller-retour, soit 2,4 km. Dans un premier temps, un accompagnateur sera présent à bord, avant de faire évoluer le dispositif vers la supervision déportée, dès que la réglementation le permettra. A terme, cette nouvelle étape aura notamment pour conséquence de réduire les coûts d’exploitation d’environ 30%. Et d’aboutir à une nouvelle équation économique, qui ouvrirait la voie à une pérennisation du service. «Le Sytral reste proactif en matière d’innovation, souligne sa présidente, Fouziya Bouzerda, et étudie la possibilité d’intégrer les navettes autonomes dans une offre de TAD.»

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