Mobivia obtient un prêt garanti par l’État de 280 millions d’euros

Mobivia dont les marques phares sont Midas ou Norauto est la maison-mère de Smoovengo, l'exploitant des Velib'.   © Thibaut Vankemmel/Velib
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Marc Fressoz

Liquidités. Mis en difficulté par la crise, le groupe Mobivia a obtenu un prêt bancaire de 280 millions d’euros garanti à 80% par l’État pour une durée d’un an avec une possible extension jusqu’en 2026. Il a levé cette somme auprès d’un pool bancaire (Société Générale, BNP Paribas, Crédit Agricole, CIC, LCL, Commerzbank, HSBC et CACIB). Ce poids lourd du service automobile et de la mobilité, appartenant à l’une des branches de la galaxie Mulliez, possède plusieurs activités dans la réparation automobile et les nouvelles mobilités. Certaines, comme Midas et Norauto, sont les plus pourvoyeuses d’emplois. À cheval entre la France et l’Europe, Mobivia emploie 23.000 salariés et réalise 3,1 milliards d’euros de chiffres d’affaires. «Cet accord nous permet de poursuivre notre activité en assurant notre liquidité et d’accélérer l’adaptation de notre commerce aux nouveaux enjeux, a commenté le président Fabien Derville, dans un communiqué du 18 mai. C’est une confirmation de notre rôle d’acteur majeur de la mobilité.»

Start-up de mobilité. Outre ses 9 marques, Mobivia détient ou contrôle 27 start-up à travers sa filiale Via ID, qui témoignent d’une stratégie de diversification pour ne plus dépendre que de l’automobile thermique. Parmi les plus notoires, Heetch, GO-JEK, Swiftly, Klaxit, Smoove, Xee. Si leurs effectifs sont limités, elles brûlent beaucoup de cash avant de trouver un modèle économique viable. Le groupe nordiste est par exemple le premier actionnaire de Smovengo, l’opérateur des Velib 2 qui, depuis le début du contrat en 2018, ne parvient pas à respecter le cahier des charges et risque de nouvelles pénalités importantes. Mobivia, qui fait tourner son portefeuille, s’est séparé l’an dernier de la plateforme d’autopartage Drivy reprise par l’américain Getaround pour une valeur de plus de 260 millions d’euros. Via échange d’actions, le français en a profité pour entrer au capital de Getaround.

M. F.

 

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