Nantes, capitale des villes "BHNS" Politique et réglementations Stratégie Territoires

Olivier Delerue de Nantes, Gabriele Folli, vice-président à l’environnement et aux transports de Parme et Mirko Rubini, directeur de la TEP, société des transports de Parme.   © HH
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Hubert Heulot

Le bus pour doper un réseau, même sans grand soir des transports! La formule pourrait illustrer la journée d’étude qui vient de rassembler une dizaine de villes à Nantes, dans le cadre du programme européen Civitas, car elles ont toutes dans leur cartons un projet de bus à haut niveau de service (BHNS).

La dizaine de villes réunie dans le cadre du programme européen Civitas a phosphoré autour de deux exemples. Celui de Barcelone (cinq millions d’habitants) qui, en trois ans, a accéléré, rallongé, élargi de 7 à 21h les horaires de 13 de ses 28 lignes de bus à haut niveau de service (BHNS). Dans le même temps, 400 stations ont été installées ou reconfigurées pour desservir à la fois les lignes verticales, horizontales et de biais sur la carte du réseau. Elles ont adopté la même signalétique que le métro, guidant les voyageurs d’une ligne à l’autre par des flèches au sol.

« Nous voulons que les habitants disent « je prends le bus », comme ils prennent le métro tellement la connectivité et la rapidité sont assurées« , explique Josep Mension, directeur adjoint des transports métropolitains de Barcelone. Avec une moyenne de 220 000 voyages par jour, le bus fournit aujourd’hui 35% de la fréquentation du réseau de transport.

L’autre exemple a été donné par Nantes. En trois ans, elle a augmenté de 60% la fréquentation de sept lignes de bus en les accélérant, les fiabilisant à force d’aménagements de voiries pour supprimer les ralentissements dans la circulation et en leur accordant la priorité. Les horaires ont aussi été étendus de 5 à 24h. Démonstration d’efficacité constatée par une visite sur site de la vingtaine d’élus ou de techniciens européens.

« Je suis frappée par la démarche intégrée et de longue haleine de Nantes et de Barcelone« , remarque Zoya Stoyanova, expert aux investissements à Burgas (Bulgarie) et en passe d’investir 65 millions d’euros dans un système de bus à haut niveau de service.

Pour Alessandro Meggiatto, de Reggio Emilia (170 000 habitants) en Italie, le plus intéressant est la possibilité que donne le bus de faire progresser un réseau significativement mais par étapes. Y compris dans des villes aux rues relativement étroites. Il remarque l’importance, de la communication avec la population.

Pour Luigi Acquaviva de San Giuseppe Vesuviano (28 000 habitants) près de Naples, Barcelone et Nantes suggèrent qu’un réseau de transport public peut commencer de façon très efficace grâce au bus, dès qu’il est conçu d’une manière efficace.

Cosimo Chiffi, animateur du groupe Transport collectif de passagers, au sein du programme Civitas, a, pour sa part noté, que des « trucs » de Nantes, réutilisables ont parfois fait le bonheur des participants. Comme une portion de couloir réservé, utilisables par les bus dans les deux sens. Mais dès qu’un conducteur s’est engagé, après avoir vérifié que la voie était libre, un feu rouge s’allume à l’autre bout. Les conducteurs trouvent cela parfaitement sécurisant.

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