New-York pourrait verbaliser les piétons traversant le nez dans leur smartphone Politique et réglementations

Honolulu est devenue la première ville américaine à interdire l’usage du smartphone sur les passages piétons à l’automne 2017.   © DR
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Grégoire Hamon

De 25 à 50 dollars d’amende. Le comité des transports de l’État de New-York va évaluer la possibilité d’interdire l’utilisation de dispositif électronique portable en traversant la route, sauf en cas d’urgence. Le projet de loi, déposé par le sénateur John Liu couvre l’usage des téléphones mobiles, des ordinateurs portables, des pagers, des jeux vidéos ainsi que tout autre appareils similaires pouvant envoyer ou recevoir des messages. Il s’agit ici d’interdire les appareils sur lesquels les utilisateurs ont les yeux rivés, au risque de ne plus percevoir leur environnement. Les piétons auraient cependant encore le droit de parler au téléphone en traversant la rue. Une première infraction serait passible d’une amende de 25 à 50 dollars, mais en cas de récidive dans les 18 mois suivants elle passerait jusqu’à 100 dollars, voire 250 dollars pour une troisième infraction. En 2018, la ville de New-York avait eu des velléités similaires mais le projet n’avait pas été voté.

Hausse des décès de piétons depuis 2009. Les États-Unis font face à une hausse continue des décès des piétons. Selon l’ONG américaine Smart Growth, les chiffres augmentent quasiment chaque année, en hausse de 35% depuis 2009, avec 5.977 tués en 2017 contre 4 109 en 2009. Pour y faire face, Honolulu est devenue la première ville américaine à interdire l’usage du smartphone sur les passages piétons à l’automne 2017. En moins d’un an, la police d’Honolulu a verbalisé 144 piétons distraits par leur appareil mobile. Dans le même temps, elle a distribué 9.616 PV l’an passé pour des automobilistes utilisant leur mobile au volant. Certains défenseurs de la sécurité regrettent que ce type de règlement rejette la responsabilité sur les piétons, plutôt que sur les automobilistes. Les opérations de contrôle monopoliseraient de surcroît les forces de l’ordre sur des tâches jugées non essentielles à la sécurité nationale.

G. H.

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