Nouvelle gouvernance des mobilités dans le sud Isère

Les élus de Grenoble Alpes Métropole, du Grésivaudan et du Pays Voironnais, à l'initiative de la création du SMMAG.   © N. Ruffier
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La rédaction

Dépasser les frontières administratives. Impulsée par Grenoble Alpes Métropole, le Grésivaudan et le Pays Voironnais, une nouvelle gouvernance des mobilités se prépare dans le sud Isère avec la création d’un syndicat mixte SRU. «Il y a 46 ans, le département de l’Isère et le Sierparg [NDLR, le syndicat intercommunal grenoblois] avait déjà bousculé ce qui se faisait pour créer le SMTC, à l’époque où la loi ne prévoyait pas d’autorité organisatrice du transport. C’est un pas de la même ampleur que nous franchissons aujourd’hui en créant le SMMAG. Il faut dépasser les frontières administratives de nos collectivités. Le Grésivaudan a fait un acte fort en demandant l’adhésion au SMTC en juillet. Nous avons dit oui en nous transformant en syndicat mixte SRU», résume Yann Mongaburu président du SMTC. Sa création a été entérinée par le comité syndical du SMTC le 7, puis par Grenoble Alpes Métropole le 8. Le Pays Voironnais la validera le 19 novembre. Pour l’heure, seul le département reste en retrait: plus enclin à voir la Région prendre le pilotage des enjeux mobilités sur l’ensemble de l’Isère, il se dit inquiet des incertitudes encore existantes. «Nous permettrons au Département et aux autres territoires d’y entrer quand ils le souhaiteront», précise le président du SMTC.

11 territoires potentiellement concernés. Les autres membres potentiels sont la Région Auvergne-Rhône-Alpes et les huit EPCI du Sud Isère: Bièvre Isère, Bièvre Est, Cœur de Chartreuse, Saint Marcelin Vercors Isère, Massif du Vercors, Trièves, Matheysine et Oisans. «Nous sommes convaincus qu’il faut raisonner à la bonne échelle, à celle de ces 11 territoires pour répondre au besoin de flux», indique Jean-Paul Bret, président du Pays Voironnais. Cette communauté d’agglomération transférera ses compétences sur les mobilités partagées (covoiturage, autopartage, pôle d’échanges, haltes ferroviaires…) au SMMAG mais gardera dans un premier temps la maîtrise de sa mobilité urbaine. «La vie de nos concitoyens va être bouleversée», conclut Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes Métropole. Dès janvier, un seul titre de transport permettra de circuler sur les trois territoires.

Nathalie Ruffier

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