Orléans renonce à son service d’autopartage Pratique et ressources Territoires

Lancé en 2012, le service Auto'Tao n'a jamais rencontré son public.   © DR
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Lourdeurs et complexité. Orléans Métropole met fin à son service d’autopartage. Baptisé Auto’Tao, ce service de location courte durée avait été créé en septembre 2012 dans le cadre de la nouvelle DSP, simultanément au dispositif de vélopartage. « Le tramway, aussi beau soit-il, ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. Il faut qu’on teste d’autres moyens de mobilité avec d’autres solutions », expliquait à l’époque le président de l’agglomération, Charles-Eric Lemaignan. Mis en place et géré par Kéolis, Auto’Tao consistait à mettre à disposition dix véhicules (des Citroën C3 et DS3) répartis sur quatre stations dans la ville. Mais le dispositif n’a jamais vraiment séduit la population, sans doute à cause de quelques lourdeurs. Il fallait d’une part posséder la carte Moda’Pass du réseau des transports en commun orléanais (réseau TAO: 2 lignes de tramway et 33 lignes de bus) et, d’autre part, se rendre physiquement à l’agence centrale pour remplir un dossier. Les coûts pouvaient également sembler complexes à évaluer au final : Inscription à 30 €; abonnement mensuel à 12 € pour les particuliers, 18 € pour les entreprises; réservation à 1,5 €; prix horaire de 5 € avec 10 kms offerts chaque heure et chaque kilomètre supplémentaire facturé 0,35 €… Des sommes prélevées en fin de mois après l’envoi d’un récapitulatif par mail ou, pour un coût d’un euro, par courrier. Enfin, l’utilisation même du service pouvait rebuter, notamment en raison d’un état des lieux chronophage (15 critères) en début et fin d’utilisation ; et la nécessité de restituer le véhicule sur son emplacement initial.

194 utilisateurs. Jamais Auto’Tao n’a pu trouver son public, malgré une vaste campagne de communication en 2013, et une simplification de la tarification avec la mise en place de forfaits 12 heures comprenant 100 kilomètres offerts, ou des formules sans abonnement. Aujourd’hui, l’agglomération orléanaise souligne que covoiturage et autopartage entre particuliers s’avèrent plus souples et moins coûteux. De fait, selon un bilan dressé par Kéolis, Auto’Tao comptait seulement 194 utilisateurs fin 2017, avec 1 500 locations à l’année (soit moins de 5 par jour) pour un coût de 121 000 € par an.

O. J.

 

 

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