Paris commence à tester ses purificateurs d’air dans le RER Politique et réglementations Produits Stratégie

La forte présence de particules PM 10 et PM 2,5 dans le réseau s’explique par les systèmes de freinage, l'usure des rails et par les gaz d’échappement des véhicules en surface, ramenés par les bouches d’aération.   © DR
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Grégoire Hamon

Filtrage. En mars 2018, la région Ile-de-France avait lancé un appel à projet destiné à apurer l’air du réseau ferré souterrain, parfois très concentré en particules fines. Parmi les 17 projets présentés, trois d’entre eux avaient été retenus avec subventions allant de 130.000 à 200.000 euros. Une première solution, portée par Air Liquide, va être déployée à partir du lundi 27 mai à la station Avenue-Foch du RER C. Elle consiste à filtrer, par un procédé d’ionisation positive, l’air puisé à l’intérieur de 6 armoires sur les quais de la gare. L’expérimentation durera 3 mois, jusqu’à la fin août. Elle sera suivie, dans la même station, par l’expérimentation de la solution Starklab au mois de septembre. Cette société française, créée en 2011, va utiliser sa méthode Terrao de traitement de l’air par filtration humide, qui consiste à emprisonner les poussières fines et les gaz nocifs à l’aide d’eau glycolée. Enfin, la troisième expérimentation, soutenue par Suez sera testée dans une station de la RATP, Alexandre Dumas, sur la ligne 2. Le groupe français va mettre en œuvre un projet assez semblable à celui d’Air Liquide, appelé Ip’Air qui consiste également à capturer les particules en suspension dans l’air.

Résultats en décembre 2019. L’ensemble des expérimentations sur les réseaux RATP et SNCF dureront entre 3 et 6 mois. Évaluées par Airparif, l’organisme français agréé pour la surveillance de la qualité de l’air en région Île-de-France, l’exploitation des données et l’interprétation des résultats seront dévoilés en décembre 2019 sous la forme d’un rapport d’expérimentation. «Si les résultats sont probants, nous envisagerons de généraliser ces solutions à l’ensemble du réseau», avait indiqué Valérie Pécresse, présidente de la région et d’Île-de-France Mobilités au moment de dévoiler les noms des projets lauréats en septembre dernier. Selon les mesures d’Airparif, la moyenne de particules fines (PM10) mesurée à la station de RER Auber atteint 330 µg/m³ sur les quais, et 50 μg/m³ dans les couloirs, alors qu’elle ne s’élève qu’à 20 µg/m³ dans la rue d’Auber. À titre de comparaison, le seuil d’alerte en surface est de 80 μg/m³ (ou 50 μg/m³ pendant deux jours consécutifs). La forte présence de particules PM 10 et PM 2,5 dans le réseau s’explique par les systèmes de freinage, l’usure des rails et par les gaz d’échappement des véhicules en surface, ramenés par les bouches d’aération.

G. H.

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