Pics de pollution : Toulouse préfère le ticket illimité à la gratuité Stratégie Territoires

Opposé à la gratuité, Tisséo-SMTC va lancer cet été un ticket illimité spécial "pic de pollution" © Saada / Schneider  
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Catherine Sanson-Stern

Première alerte. Toulouse a dépassé pour la première fois le 26 janvier le seuil d’alerte à la pollution aux particules PM10, justifiant une mesure préfectorale de réduction de la vitesse de 20 km/h sur les routes. La multiplication des pics depuis décembre a poussé l’Association des usagers des transports de l’agglomération toulousaine (Autate) à réclamer le 31 décembre dernier la gratuité dans les transports lors de ces pics. La Préfecture ne s’y est pas opposée, sous réserve d’une concertation avec les autorités organisatrices des transports. De son côté, l’AOT de l’agglomération toulousaine Tisséo-SMTC a jugé cette mesure peu efficace, injuste vis-à-vis des usagers qui ont un abonnement et, surtout, coûteuse. Jean-Michel Lattes, son président, l’estime à à 400 000 € par jour.

Un ticket « Pic de pollution ». Pour éviter de se faire imposer la gratuité par la préfecture, l’opérateur a préféré proposer un ticket spécial « pic de pollution » qui permettrait de voyager de façon illimitée pendant une journée. Sa mise en place est annoncée pour l’été. Son tarif devrait être voté en juillet, avec la nouvelle grille tarifaire. Tisséo promet aussi une amélioration de la capacité du réseau avec une augmentation ponctuelle de la fréquence des métros, trams et bus. Des bus de plus en plus propres puisque, depuis 2014, Tisséo n’achète plus de véhicules roulant au diesel. Les véhicules à moteur diesel sont d’ailleurs devenus minoritaires au sein du parc en 2017.

Catherine Sanson-Stern

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