Pistes cyclables: les vertus de la voie centrale banalisée Territoires

Des premiers retours d'expérience positifs.   © DR/ Cerema
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Grégoire Hamon

Aménagement de compromis. La chaussée à voie centrale banalisée (CVCB), qui démarque des pistes cyclables en pointillé sur la route, vise à améliorer les conditions de circulation des cyclistes, notamment lorsque les aménagements cyclables classiques se révèlent impossible à réaliser. Mais quels sont les bénéfices réels de cet aménagement de compromis ? Et surtout, cette solution est-elle généralisable ? Pour y répondre, Thomas Jouannot, chargé d’études en sécurité routière au Cerema, a passé en revue trois projets de ce dispositif de plus en plus répandu en France à travers des sites dans l’Hérault, au Pays Voironnais (Isère) et à Saint-Omer (Pas-de-Calais). Plusieurs méthodes ont été utilisées pour mesurer la sécurité perçue de la CVCB: enquête sur le terrain (Hérault), questionnaire en ligne (Pays Voironnais, Saint-Omer), focus groupe (Pays Voironnais).

Aide à la compréhension. Il s’avère que les premiers retours d’expérience de cet aménagement sont positifs. Dans l’immense majorité des cas, les cyclistes déclarent un niveau de sécurité en forte progression, avec des conditions de dépassements perçues comme nettement améliorées, même en présence d’un trafic automobile soutenu. Toutefois le fonctionnement de la CVCB ne semble que partiellement compris par les usagers motorisés, au moins dans un premier temps. «Un effort de communication et de sensibilisation est nécessaire pour aider à la compréhension du fonctionnement et de l’utilité de la CVCB», souligne-t-on au Cerema. Ce type de voie semble donc préconisé, mais uniquement quand les contraintes sont telles «qu’aucune autre solution n’est envisageable (bandes et pistes cyclables, voies vertes, zones 30 et zones de rencontre)». En particulier, «la mise en place d’une CVCB sur une voirie est difficilement compatible avec la création ou le maintien d’emplacements de stationnement pour véhicules motorisés», prévient l’auteur de l’étude.

Article disponible en ligne dans la revue Techni.Cités n°314 – Juin 2018.

G. H.

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