Place des voitures : Londres diffère de Paris Territoires

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La rédaction

L’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Île-de-France (IAU ÎdF) a publié début octobre une étude comparant le traitement de la voiture à Paris et à Londres. Coûts, contraintes et politique de stationnement y sont disséqués / font apparaître des différences visibles de philosophie.

Les déplacements motorisés sont plus coûteux à Londres

Le coût des déplacements motorisés, en voiture comme en transport public, est globalement plus élevé pour l’usager à Londres qu’à Paris, note l’IAU. En effet, le coût et les contraintes de possession et d’usage de la voiture sont plus forts dans la capitale londonienne. Celle-ci est dotée d’une Low Emission Zone, d’un péage urbain dans son hypercentre et d’un contrôle rigoureux du stationnement. D’après l’IAU, ces contraintes sur l’usage « favorisent davantage l’usage des transports publics, ou encore l’intérêt et le recours au vélo et aux services d’autopartage, de covoiturage et de véhicules avec chauffeur ».

Réguler la circulation par le stationnement et le péage urbain

À Londres, la régulation de la circulation passe aussi par le péage urbain mis en place en 2003 dans l’hypercentre. Ce périmètre va être bientôt concerné par l’instauration d’une Ultra-Low Emission Zone : dès 2020, seuls les véhicules n’émettant aucun rejet à l’échappement pourront y entrer sans devoir s’acquitter d’un supplément au tarif du péage. À Paris intramuros, la politique est différente, pour ne pas dire opposée, comme en témoigne l’offre de stationnement : elle continue d’augmenter (770 000 places en 2005, 818 000 en 2014), alors que Londres la développe très peu. Seuls quelques parkings en étage sont disséminés sur le territoire du Grand Londres.

Les principaux axes routiers dégagés du stationnement

Londres se caractérise par un réseau routier hiérarchisé où le stationnement est interdit en journée sur les principaux axes. Cette absence de stationnement en bordure de chaussée assure une meilleure fluidité de la circulation, note l’IAU.

Les politiques de stationnement convergent par ailleurs pour pénaliser les véhicules les plus polluants, en accord avec la politique du Grand Londres sur la qualité de l’air. Le coût du stationnement est assez semblable pour les résidents parisiens et londoniens mais les tarifs sont bien plus élevés pour les visiteurs à Londres (que ce soit sur voirie, et bien plus encore en ouvrage). Le prix du stationnement est fixé de manière à décourager les migrations alternantes en voiture (lorsqu’ils sont proposés, les forfaits 24h reviennent en moyenne à 32 livres, et jusqu’à 48 livres). Pour l’IAU, cela explique que « les salariés et chefs d’entreprise utilisent massivement les transports publics londoniens, même s’ils sont bondés aux heures de pointe »

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