Plan de relance : grogne des défenseurs des transports publics Politique et réglementations Stratégie Territoires

  © De g. à dr. : Jean Sivardière, Pt de la FNAUT, Roland Ries, Pt du Gart et maire de Strasbourg, Michel Cornil, Pt de l'UTP © DR
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La Rédaction

Oubliés du plan de relance les transports publics ? Mécontents des crédits alloués aux « appels à projets » du Grenelle, l’Union des transports publics, les élus du transport du Gart et la Fédération des usagers appellent à une révision de la politique gouvernementale.

À force de clamer haut et fort que le compte n’y est pas, peut-être seront-ils entendus ? Le Gart, l’UTP et, c’est nouveau, la Fnaut (contacts), ont décidé, une fois de plus, d’interpeller le gouvernement sur les besoins du transport public.

Les trois organisations ont, dans une conférence de presse commune le 17 mars, vilipendé l’inadaptation du plan de relance économique, et la trop faible enveloppe attribuée aux appels à projets de TCSP (transports en commun en site propre) lancés à la suite du Grenelle de l’environnement. « Ce plan est un catalogue de vieilles recettes, proclame Jean Sivardière, président de la Fnaut : la construction d’autoroutes et le soutien d’une filière automobile déjà en surcapacité. C’est un retour en arrière par rapport au Grenelle. Il fallait faire un vrai effort sur les transports en commun de proximité, et sur le développement des sites propres ».

Emploi : ne pas oublier le transport public

Les trois intervenants tiennent aussi à remettre en question l’idée selon laquelle la filière automobile concernerait 2,5 millions d’emplois. Selon leur analyse, il ne s’agirait en fait que de 700 000 emplois directs, à mettre en regard des 500 000 emplois du transport public, « non délocalisables ».

Du côté de l’appel à projets, c’est Roland Ries, président du Gart, qui donne le la : « Au 30 janvier 2009, date de dépôt des dossiers, 58 projets de TCSP ont été présentés par 42 autorités organisatrices. Ils représentent 550 kilomètres de voies nouvelles, pour un investissement de 7 milliards d’euros. Selon les barêmes de subventions établis, l’État serait mis à contribution à hauteur d’un milliard ».


Augmenter l’enveloppe ou reporter les appels à projets ?

Ces dossiers, présentés en commission technique du 18 au 20 mars, passeront devant un jury le 25 mars, le ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo, tranchera ensuite. Mais l’enveloppe prévue n’est que de 710 millions, dont 260 millions ont d’ores et déjà été affectés au plan « Espoirs Banlieue ». « Nous demandons une augmentation de l’enveloppe, proclame Michel Cornil, ou des clarifications quant à un hypothétique second appel à projets, annoncé pour 2010 ».

Les trois présidents ayant leur place dans le fameux jury, sauront-ils faire entendre la voix du transport public ? « Nous vivons aujourd’hui une véritable révolution culturelle par rapport à la voiture, conclut Roland Ries, il faut en profiter et travailler sur les marges de progression formidables du transport public ».


Fnaut : Fédération nationale des associations d’usagers des transports.
Gart : Groupement des autorités responsables du transport.
UTP : Union des transports publics et ferroviaires.

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