Pour mesurer l’affluence dans ses rames, la RATP compte sur les voyageurs

Ce projet collaboratif appelé « crowdsourcing affluence voyageurs » s’inspire des applications déclaratives comme celles de Waze, qui permettent de rapporter les bouchons.   © RATP
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Grégoire Hamon

Niveau d’affluence. Depuis le 13 mai, l’application de voyage de la RATP invite les voyageurs à donner des précisions sur l’affluence des différentes lignes qu’ils empruntent afin de favoriser le respect des règles de distanciation. Ce projet collaboratif appelé «crowdsourcing affluence voyageurs» s’inspire des applications déclaratives comme celles de Waze, qui permettent de rapporter les bouchons. «Où que vous vous trouviez sur le réseau, il est désormais possible d’indiquer le niveau d’affluence de votre rame de métro, de RER ou de tramway. Un service collaboratif anonyme, gratuit et très simple d’utilisation qui permet d’améliorer la sécurité sanitaire et le confort de chacun», indique la RATP. L’utilisateur doit sélectionner la ligne qu’il fréquente, et les stations par lesquelles il est entré puis sorti. Il a ensuite le choix entre cinq niveaux d’affluence, de «faible» («places assises disponibles») à «élevé» («plusieurs personnes debout, pas trop serrées») ou encore à «très élevé» («espace bondé, entrée et sortie difficiles»). L’utilisateur précise ensuite l’heure à laquelle il a effectué ce trajet.

Appel au public. L’application a reçu, selon France Inter, 5.000 contributions en dix jours de la part des voyageurs. La consultation sera disponible à partir du 1er juin pour les voyageurs. «Il suffira d’effectuer une recherche d’itinéraire pour connaître en temps réel le niveau d’affluence sur le trajet sélectionné. L’utilisateur sera invité à contribuer si celui-ci n’est pas encore renseigné», indique la RATP. Le projet, développé en interne, était dans les cartons de la RATP avant la crise du coronavirus, indique au micro de France Inter Patricia Delon, directrice commerciale du groupe. L’appel à la contribution du public, comme le ferait n’importe quelle startup de la mobilité, révèle également le peu de moyens dont dispose la RATP pour maîtriser la répartition de ses flux en temps réel. «Cette instantanéité est extrêmement difficile à obtenir par des moyens purement mécaniques, de comptage ou d’estimation. Il y a des caméras dans certaines rames mais qui ne sont pas utilisées pour cela. Je pense que la bonne vieille méthode de la collaboration entre les personnes est probablement la plus efficace, la plus simple et facile à mettre en œuvre, et pour peu que les voyageurs jouent le jeu, c’est très fiable», reconnaît Patricia Delon. Prochaine étape, la réhabilitation des vieux métiers d’antan, avec le retour des poinçonneurs à l’entrée des stations?

G. H.

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