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Pour PSA, le véhicule autonome de niveau 4 ne peut être que collectif

Huit véhicules de niveau 3 sur routes ouvertes en France. Le Groupe PSA poursuit ses roulages en conduite autonome en France. Depuis le début du mois d’avril, 8 véhicules du constructeur équipés de fonctions de conduite autonome de niveau 3 (le conducteur doit être en mesure de reprendre la main) circulent dans le cadre du projet européen L3Pilot sur routes ouvertes à chaussées séparées (type glissière de sécurité). Ce projet, qui réunit plusieurs constructeurs et laboratoires européens, a pour objectif de tester et valider la conduite autonome comme un moyen de transport efficace et sécurisé. L’ensemble des tests, réalisés sur routes ouvertes dans plusieurs pays d’Europe, doivent permettre d’évaluer les aspects techniques, les comportements de conduite, l’acceptation des utilisateurs, l’impact sur le trafic et la sécurité dans diverses conditions de conduite (urbain, routes et autoroutes). L3Pilot, lancé en 2017 pour une durée de quatre ans, dispose d’une enveloppe globale de 68 millions d’euros, dont la moitié est financée par la Commission européenne.

Le niveau 4 uniquement pour les robots-taxis. Dans son «Document de Référence 2018» publié fin mars, PSA indique que des prototypes du groupe équipés de fonctions autonomes de niveau 3 et 4 ont été testés sur route ouverte en Europe avec plus de 170.000 km parcourus. Pour autant, le PSA n’entrevoit nullement l’avènement d’une voiture autonome pour Monsieur tout-le-monde dans un avenir proche. Au Salon de Genève, qui s’est tenu en mars dernier, le président du directoire de PSA Carlos Tavares a même jeté un froid sur les ambitions de son groupe en la matière. Il annonçait que PSA n’irait pas plus loin dans ses développements que le niveau 3 pour les véhicules autonomes particuliers, jugeant que les niveaux 4 et 5 (autonomie complète dans certaines conditions à autonomie complète) rendaient les véhicules hors de prix. «Entre le niveau 3 et le niveau 4, il y a une vraie divergence. Compte tenu du coût additionnel de la technologie, le coût de la voiture devient tel que celui qui peut se la payer n’est de toutes façons pas derrière le volant, mais plutôt sur la banquette arrière…», expliquait-il aux Échos. Carlos Tavares soulignait que PSA irait au-delà du niveau 3 uniquement pour les robots-taxis de type navette, où «le coût sera partagé et l’usage pourra être limité à des espaces restreints».

G. H.