Premier chaucidou (CVCB) à Toulouse Politique et réglementations Territoires

 
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Catherine Sanson-Stern

A Toulouse, la première «Chaussée à Voie Centrale Banalisée» (CVCB), appelée aussi «chaucidou» (pour chaussée circulations douces), a été aménagée en toute discrétion en janvier. C’est l’association Deux pieds, Deux roues qui a rendu public l’existence de cet aménagement de 1,5 km, avenue du général De Croutte, dans le quartier d’entreprises de Basso-Cambo au sud de Toulouse. Un deuxième de 600 mètres a été aménagé non loin, route de Seysse. Ils sont amenés à se multiplier dans d’autres quartiers de faubourgs toulousains, ainsi que dans des communes de la métropole, comme Roques-sur-Garonne.

Utilisé en Suisse depuis 1997, le chaucidou est encadré en France depuis le 2 juillet 2015 par un décret qui modifie le code de la route dans le cadre du Plan d’Actions pour les Mobilités Actives. Il permet de résoudre le problème de la sécurisation des cyclistes dans une rue trop étroite pour aménager deux voies de circulation. Elle consiste à créer une seule voie pour les automobiles et à mettre en place des accotements des deux côtés de la chaussée, délimités par une ligne pointillée. L’espace étant restreint, les cyclistes sont prioritaires sur les véhicules motorisés qui, pour se croiser, doivent ralentir et mordre sur la zone vélo, si aucun cycliste ne s’y trouve. «Grâce à ce décret, nous avons pu changer la répartition de l’espace, induire un changement de comportement et favoriser la pratique cycliste», a déclaré Jean-Michel Lattes, vice-président de Toulouse Métropole en charge des déplacements à la Dépêche du Midi.

Le chaucidou s’est développé dans plusieurs pays d’Europe (Suisse, Allemagne, Pays-Bas…) et communes de France, comme Albi et les Mureaux dès 2009 ou Nantes à partir de 2011.

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