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PSA va tester ses véhicules autonomes en Chine

Écosystème chinois. Le Groupe PSA rapporte qu’il a reçu le 30 janvier les autorisations pour démarrer ses premiers essais de conduite autonome sur routes ouvertes en Chine, à Chongqing, une ville de 30 millions d’habitants dont la surface est équivalente à l’Autriche (80 millions de km2). «C’est une première pour un constructeur automobile français en Chine. Ceci atteste de la position de leader du groupe PSA en matière de développement des véhicules autonomes et connectés et renforce l’engagement du groupe sur le marché chinois», explique PSA dans son communiqué, sans toutefois donner des précisions sur le périmètre de l’expérimentation et le nombre de véhicules concernés. Le défi consistera à intégrer sa technologie dans l’écosystème chinois en tenant compte des différences liées à l’environnement, aux infrastructures, aux systèmes de géolocalisation et aux comportements des usagers.

Routes ouvertes. «Obtenir l’autorisation permettant de tester la conduite autonome sur routes ouvertes en Chine est un jalon important pour le Groupe PSA, sachant que la Chine est le premier marché automobile au monde et connaît un essor dans le développement de la technologie de conduite autonome. C’est un tournant majeur pour notre programme AVA, «Autonomous Vehicle for All», qui vise à mettre des véhicules autonomes sûrs et intuitifs à la portée de tous les clients. C’est aussi un nouveau point de départ, à partir duquel nous continuerons de faire bénéficier nos clients chinois de nos technologies de pointe», souligne Carla Gohin, directrice de l’Innovation du groupe PSA. A l’instar du groupe français, d’autres constructeurs tentent de mener des tests sur le marché chinois, comme Daimler à Pékin et BMW à Shanghaï. En France, PSA a été le premier constructeur automobile à avoir testé la voiture autonome sur routes ouvertes en France, dès juillet 2015. Il avait ainsi fait circuler de façon expérimentale une Citroën C4 sur l’autoroute entre Paris et Bordeaux. Des opérations toutefois difficiles à réitérer au quotidien, compte tenu d’un environnement législatif encore très restrictif (qui devrait être toutefois assoupli par la future LOM). Nul doute que le groupe pourra bénéficier en Chine d’un cadre plus favorable à l’expérimentation, au prix d’un possible partage des connaissances dont la Chine est friande.

G. H.