Renault et PSA vont tester 3000 véhicules communicants Produits Territoires

Les véhicules vont communiquer entre eux, ainsi qu'avec le gestionnaire d'infrastructure.   © SCOOP
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Les Opérateurs

Grégoire Hamon

Projet Scoop. Lancé en 2014, le projet Scoop va enfin entrer dans sa phase concrète, destinée à déployer 3000 véhicules communicants appartenant à des particuliers sur 2000 km de routes en France. L’objectif ? Tester à grande échelle la communication V2X (Vehicle-to-Everything) pour assurer la communication entre des véhicules de plusieurs marques et leur environnement : les voitures communiqueront entre elles, mais aussi avec les infrastructures routières. Pour cela, les véhicules vont être équipés de capteurs qui détectent des évènements (route glissante, choc, freinage brusque…), et d’unités embarquées qui transmettent l’information aux véhicules en amont (V2V) ainsi qu’au gestionnaire (V2I) via des unités bord de route. Le gestionnaire peut aussi transmettre des informations (de type chantiers, accidents) aux unités embarquées dans les véhicules (I2V). Les constructeurs font appels à des particuliers sur la base du volontariat. Seules conditions : posséder une berline DS4 ou Citroën C4, ou bien encore une Renault Megane et habiter l’une des régions test. Les constructeurs prendront en charge l’équipement de leurs véhicules : un modem, deux antennes et un software équipent le véhicule. Les informations seront cryptées, afin de respecter les standards liés à la cyber-sécurité. Le projet a par ailleurs fait l’objet d’une validation par la CNIL.

Cinq régions de test. Le projet rassemble de nombreux partenaires publics et privés autour du ministère des Transports, qui en assure la coordination. On retrouve ainsi les constructeurs automobiles PSA et Renault ainsi que l’opérateur Orange, les DRIR et la Sanef. En France, les expérimentations auront lieu sur cinq sites : Île-de-France, A4, Isère, rocade de Bordeaux et Bretagne, qui sont en train d’être équipés d’unités de bords de route. Ces sites sont caractérisés par une grande diversité de types de routes (autoroutes, axes structurants de métropole, routes bidirectionnelles interurbaines et locales). Dans un premier temps, la priorité sera donnée à des services améliorant la sécurité routière, mais aussi la sécurité des agents d’exploitation avec des alertes sur les chantiers, les interventions des agents  et la signalisation embarquée des événements dangereux (queue de bouchon, route glissante, animal sur la route, accident, etc.). Des tests croisés auront également lieu en Autriche, Espagne et au Portugal.

G. H.

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