Renault-Nissan-Mitsubishi s’allie à Google pour créer des robots-taxis Stratégie

Bientôt, Waymo devrait faire rouler des taxis Nissan avec un service de type MaaS.   © Waymo
Actualites

Les Industriels

Grégoire Hamon

Un MaaS Google, des taxis autonomes Nissan. L’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi va bientôt s’allier à Waymo, la filiale d’Alphabet (Google) dédiée aux véhicules autonomes, pour développer conjointement des robots-taxi. Waymo a déjà forgé des accords similaires avec Fiat Automobiles, Chrysler et Jaguar-Land Rover, mais le partenariat avec Nissan-Renault se jouera à une toute autre échelle annonce le quotidien japonais Nikkei, à l’origine de cette information. Google et Renault-Nissan s’étaient déjà rapprochés en septembre 2018 lorsque les constructeurs avaient décidé d’introduire le système d’exploitation Android de Google dans les systèmes d’information à bord à partir de 2021. Pour autant, les constructeurs franco-japonais estimaient qu’ils pouvaient recueillir et exploiter seuls leurs propres données, afin de développer leurs propres logiciels de conduite autonome. Las! La nécessité de recourir à une véritable puissance de frappe en matière d’intelligence artificielle les a incités à faire allégeance avec l’empire Google. Le développement du véhicule autonome, trop onéreux à mener seul, conduit logiquement aux alliances et celle-ci verra les 10,8 millions de véhicules franco-japonais s’associer au leader de la conduite autonome, avec plus de 16 millions de km parcourus sur des routes publiques américaines au compteur. Selon Nikkei, Renault-Nissan et Waymo vont coopérer dans la mise en place de services MaaS, avec la mise en place de transport à la demande et le développement d’une flotte de taxis autonomes utilisant des véhicules Nissan, avec un système capable de gérer les réservations et les paiements.

Véhicules électriques et marché asiatique. Avec cette alliance, Renault-Nissan pourrait rattraper son retard en matière de véhicule autonome puisque Nissan comptait auparavant disposer de véhicules dotés de systèmes de conduite entièrement automatisés en 2022, soit un an après des concurrents comme BMW, Ford ou encore les partenaires Uber et Toyota. Pour sa part, Waymo a depuis longtemps abandonné l’idée de développer sa propre flotte de véhicules pour se consacrer à la partie software dopée à l’intelligence artificielle. En se rapprochant des trois constructeurs, la filiale d’Alphabet va pouvoir bénéficier d’une vaste flotte, particulièrement en pointe dans les véhicules électriques et très bien positionnée sur le marché asiatique.

G. H.

Message

Veuillez vous identifier pour laisser un commentaire, cliquez ici pour vous identifier

  • Il n'y a pas de commentaire sur cet article. Soyez le premier à réagir.