Singapour se prépare aux bus électriques et autonomes

Singapour entend éliminer tous les véhicules fonctionnant uniquement avec un moteur à combustion d’ici à 2040.   © DR
Actualites

Grégoire Hamon

De l’électricité dans l’air. À partir de maintenant, la cité-État de Singapour n’achètera plus que des bus électriques et hybrides. C’est ce qu’a déclaré le 5 mars 2020 Janil Puthucheary, ministre d’État aux Transports. Pour l’instant, le parc de 5.400 véhicules ne comprend que 50 premiers bus hybrides diesel-électriques, actifs depuis mars 2019, et accueillera cette année 60 bus entièrement électriques. Le gouvernement encourage également les taxis à passer au mode électrique. Pour l’instant, le parc ne compte que 133 véhicules sur un total de 18.500 taxis. Mais, au-delà des bus et des taxis, Singapour entend éliminer tous les véhicules fonctionnant uniquement avec un moteur à combustion d’ici à 2040, un objectif «ambitieux» selon Janil Puthucheary. «Cela signifie qu’il ne devrait plus y avoir d’achat de véhicules avec un moteur à combustion après 2030», a-t-il déclaré, rapporte le journal Straits Times. Le Gouvernement avait annoncé en février plusieurs mesures destinées à atteindre cet objectif, comme le déploiement de 28.000 points de recharge publics à haute capacité (au lieu des 1.600 actuels) d’ici à 2030, le renforcement du réseau pour soutenir les charges avec l’application d’innovations comme les charges intelligentes et de stockage d’énergie pendant les périodes creuses. De nouvelles incitations fiscales entreront en vigueur en 2021 avec des baisses de taxes pour véhicules propres et surtaxes sur les valeurs d’émission des véhicules.

100 chauffeurs formés à l’arrivée des bus autonomes. En parallèle, la cité-État compte accélérer son programme en matière de transport public autonome. Une trentaine de véhicules sont actuellement à l’essai sur les routes publiques et Singapour entend passer à une échelle supérieure. Pour préparer les chauffeurs de bus – appelés «bus captains» – à l’arrivée des modèles autonomes, le département des Transports travaillera de concert avec les représentants syndicaux et les opérateurs de bus pour «élaborer une feuille de route sur les compétences et la formation qui sera lancée d’ici la fin de cette année». La feuille de route doit permettre d’identifier les compétences émergentes qui découleront de l’arrivée des véhicules autonomes. «Nous prévoyons de former une centaine de chauffeurs pour commencer», a déclaré Janil Puthucheary.

G. H.

Message

Veuillez vous identifier pour laisser un commentaire, cliquez ici pour vous identifier

  • Il n'y a pas de commentaire sur cet article. Soyez le premier à réagir.