SpaceTrain, le renouveau de l’Aérotrain made in France Produits Territoires

 
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Grégoire Hamon

Sustentation par coussins d’air. La startup française SpaceTrain tente de ressusciter le projet d’Aérotrain développé par Jean Bertin dans les années 60-70. Son but ? Faire circuler une navette à 500km/h de moyenne sur un rail par sustentation magnétique, et ceci 30% moins cher que les interurbains actuels. La maquette à l’échelle réelle devrait sortir dans le courant du mois de juillet, mais ses concepteurs visent plus loin : les premiers tests pourraient se dérouler d’ici 2020 avec une commercialisation en 2025. Contrairement aux projets d’Hyperloop, SpaceTrain ne fait pas circuler des trains dans un tube sous-vide : couteux à construire, et sujet à de très forte température d’échauffement à l’avant du train, sans compter la nécessité de maintenir un vide constant et les problèmes d’évacuation en cas d’incident. SpaceTrain privilégie ainsi la sustentation par des coussins d’air sur une voie dédiée à l’air libre, en forme de «T» inversé. Une vingtaine de coussins d’air verticaux enserrent le rail et guident le véhicule. La sustentation du véhicule est assurée par une vingtaine d’autres coussins d’air horizontaux, disposés à l’embase. La propulsion est pour sa part assurée par des moteurs à induction linéaires, alimentés par des batteries au graphène embarquées.

540 km/h de moyenne. Le véhicule prototype, entièrement automatisé, peut embarquer de 20 à 40 passagers, en cabine pressurisée et sécurisée. Une navette commerciale pouvant accueillir 140 passagers est également à l’étude. La vitesse moyenne de circulation annoncée approche les 540 km/h, avec une vitesse maximale de 720 km/h. Ceci pour un coût de construction de ligne qui serait inférieur à celui du TGV. «Le coût de construction de notre ligne ne dépassera pas 5 à 6 millions d’euros par kilomètre, contre 25 pour le TGV et 50 pour le Maglev, le train à sustentation magnétique qui fonctionne en Chine et au Japon. Par rapport à un Hyperloop, dont personne ne connaît le coût exact, SpaceTrain est bien plus économique», détaillait Emeuric Gleizes, le patron de la société à l’Express en avril dernier. Basée à Orléans, la startup a trouvé un lieu d’expérimentation idéal : la voie monorail utilisée par Jean Bertin pour son Aérotrain, encore bien conservée mais qui nécessiterait des travaux de rénovation et d’aménagement estimées à 21 millions € sur deux ans (pour 18 km). La société indique que les tests pourraient s’effectuer sur une portion plus réduite et qu’elle est prête à financer les travaux, par une probable levée de fonds.

G. H.

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