Strasbourg: la CTS va faire rouler des bus avec de l’hydrogène issu de la biomasse

Le procédé de production d'hydrogène vert utilisera des plaquettes forestières.   © Haffner Energy
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Grégoire Hamon

30 bus à hydrogène pour Strasbourg. La première usine produisant de l’hydrogène à partir de matière organique issue du bois et de déchets agricoles et forestiers va s’ouvrir à Strasbourg en 2021. C’est ce qu’ont indiqué le distributeur de gaz local R-GDS, associé pour l’occasion à la PME française Haffner Energy. Selon les deux partenaires, l’usine aura vocation à faire rouler des véhicules à l’hydrogène vert non émetteur de C02. La première application pressentie est l’alimentation d’une trentaine de bus pour le transport urbain à Strasbourg, qui seraient rechargés la nuit, une fois arrivés au bout de l’autonomie évaluée à 300 kilomètres, ont précisé les dirigeants de R-GDS et de la CTS (Compagnie des transports strasbourgeois), lors de la cérémonie de lancement du projet, le 26 août. L’unité de production, qui sera installée dans les ateliers de R-GDS à Strasbourg, commencera dans deux ans à produire environ 110 tonnes annuelles. Selon Martine Mack, directrice générale de R-GDS, l’usine est dimensionnée pour produire à terme 216 tonnes/an. L’installation représente un investissement de 7 millions d’euros. Pour commencer, le procédé utilisera des plaquettes forestières, qui correspondent aux bois laissés en forêt après la coupe.

4€ par kilo. Haffner Energy, soutenue par la Caisse des Dépôts et BpiFrance, a développé un procédé innovant permettant de produire de l’hydrogène renouvelable par thermolyse (chauffage) de la biomasse associé à de la gazéification. Le procédé «unique au monde» et appelé R-hynoca diffère des deux techniques actuelles: la transformation d’énergie fossile (méthane, qui rejette du CO2 dans l’atmosphère) et l’électrolyse de l’eau (plus onéreuse). Ce procédé, assure Haffner Energy, permet de produire de l’hydrogène avec une efficacité énergétique du puits à la pompe supérieure à 67%, ce qui permettra d’atteindre un coût de revient de l’hydrogène inférieur à 4€ par kilo (soit moitié moins que le prix actuel). Il faudra toutefois que ce procédé, testé sur prototype, soit confirmé à l’échelle industrielle. Réponse dans deux ans.

G. H.

 

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