Strasbourg teste la navette Cristal en mode attelé Stratégie Territoires

Il est possible de solidariser jusqu'à trois navettes Cristal.   © DR
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La rédaction

Nouvelle étape. Depuis le 3 décembre et pendant dix-huit jours, la navette électrique de Lohr est expérimentée, en conditions réelles d’exploitation, sur l’une des lignes intérieures proposées par la CTS au départ de la gare ferroviaire de Strasbourg. Si ce véhicule a déjà circulé ailleurs, notamment à Ajaccio, «c’est la première fois qu’on le teste en mode attelé», précise Marie-José Navarre, la directrice générale adjointe du constructeur alsacien. Le Cristal peut évoluer seul ou être rattaché, au maximum, à trois modules identiques d’une capacité chacun de seize passagers debout (quatre strapontins relevés). Cette modularité tend à offrir de la flexibilité aux opérateurs, estime Marc Cahingt, le président de Lohr, en pointant « a possibilité d’adapter sa capacité aux besoins plutôt que de faire circuler un bus vide aux heures creuses». Une comparaison de ses coûts d’investissement et de fonctionnement par rapport à ceux d’un bus électrique traditionnel permettra de vérifier, ou non, le bienfondé de cette opportunité. Pour l’heure, le calcul est néanmoins impossible, car le prix de vente du Cristal, dont la commercialisation est prévue à partir de 2020, n’a pas encore été dévoilé. Il pourrait l’être en janvier, selon Marie-José Navarre qui avait déjà indiqué, cet automne, qu’une annonce serait faite en décembre.

Bientôt des bus électriques. Du côté de la CTS, l’acquisition de Cristal n’est ni à l’ordre du jour, ni exclue. L’achat de bus électriques standards est, en revanche, prévu «début 2019», confie son président, Alain Fontanel. Le choix va se faire, entre autres, au regard de l’expérimentation de six modèles menée sur son réseau au cours des deux dernières années. En l’occurrence: des véhicules proposés par Dietrich Carebus Group, Solaris, Bolloré, Ebusco, NTL-Alstom et Irizar. Au registre des nouveautés pour la compagnie, à noter également qu’elle vient de mettre en service, ce 23 novembre, la seconde tranche de l’extension de son tram D en Allemagne. Depuis avril 2017, ladite ligne permettait déjà aux usagers de franchir le Rhin et de rejoindre la gare de Kehl depuis l’hypercentre strasbourgeois. Celle-ci est désormais enrichie d’une portion de 1,1 km au cœur de la commune badoise et d’un terminus connecté au réseau de bus de l’Ortenau. Aucun nouveau prolongement dans ou au-delà de Kehl n’est encore prévu. La transformation de la ligne D en liaison transfrontalière a permis, en vingt mois, d’augmenter sa fréquentation de 37 % par rapport 2015. Elle est aujourd’hui empruntée quotidiennement par quelque 76 000 voyageurs.

P. W.

 

 

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