Supraways transporte les voyageurs au-dessus des embouteillages Produits Territoires

Le transport public de voyageurs pourrait être révolutionné par l'usage des navettes Supras.   © Supraways
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Michel Grinand

Les navettes Supras préfèrent la voie aérienne. Au salon du TP Innovation Day organisé par le Cluster Indura de la fédération Rhône-Alpes des Travaux Publics, la société Supraways a présenté les Supras, sa technologie de transport par navettes autonomes électriques et suspendues. Programmables depuis un centre de contrôle ou par les passagers eux-mêmes, les navettes circulent au long d’une infrastructure aérienne légère, ne s’arrêtant qu’aux destinations choisies. Les stations d’arrêt étant conçues en dérivation, la circulation des navettes s’effectue sans à-coups, ce qui permet au système de transporter six passagers à la vitesse de 50 km/heure en ville et 100 km/heure en milieu en zone interurbaine. L’infrastructure peut ainsi transporter jusqu’à 7200 passagers à l’heure, soit davantage et plus vite qu’un tramway. En outre, son emprise au sol étant faible, son coût est estimé entre 8 et 10 millions d’euros par kilomètre, soit deux à trois fois moins qu’un tramway et quinze fois moins qu’un métro. Selon Claude Escala, fondateur de Supraways, cela en fait un mode de transport complémentaire des réseaux terrestres de transport de voyageurs, soit pour de la desserte capillaire périurbaine, soit pour desservir les centre-ville depuis des aires de stationnement.

A St-Quentin en Yvelines (78), où l’on attend les Jeux Olympiques de 2024, et aux Mureaux (78), ville qui cumule un projet de téléphérique allant de la Seine à l’Autoroute A13 avec le fait de faire de l’agglomération une ville touristique pilote d’ici 2024, le projet séduit : « Nous croyons dans les Supras car, en grande couronne, les enjeux de rabattement rapide et fiable des voyageurs vers les modes lourds sont cruciaux, affirme Emmanuel Veiga, Directeur des Mobilités de Saint-Quentin en Yvelines. Nous avons donc l’ambition de trouver des partenaires pour installer au plus tôt un démonstrateur afin que le réseau soit en place pour les Jeux Olympiques ». Fondateur du PTCE Vivre Les Mureaux, Jean-Marc Semoulin, voit les Supras comme une opportunité pour la ville : « Le système pourrait être moins onéreux que le téléphérique et serait plus modulable, ce qui permettrait de connecter les Mureaux à St-Quentin en Yvelines et au Plateau de Saclay (91). Cela aurait un fort impact économique pour l’agglomération. Avoir un site Supraways pilote serait aussi une vitrine magnifique à l’échelle mondiale pour la ville ». D’après Claude Escala, les pilotes devraient être installés en 2021.

MG

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