Toulouse : pétition contre le survol d’un lycée par le téléphérique Territoires

Le lycée Bellevue à Toulouse   © DR
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Catherine Sanson-Stern

Les premières études sur le téléphérique urbain toulousain pour relier l’Oncopole au CHU et à l’université Paul-Sabatier en survolant la colline de Pech-David et le lycée Bellevue datent d’avril 2013. Une concertation publique a eu lieu en novembre 2015. Mais ce n’est que maintenant, alors qu’approchent le début des travaux prévus en 2018 et la mise en service en 2020, que l’inquiétude grandit parmi les 200 enseignants et personnels administratifs du lycée, les 2250 élèves et leurs parents. Une pétition en ligne adressée à Tisséo-SMTC, à la ville de Toulouse et à Toulouse Métropole, lancée mi-mai, a recueilli 250 signatures en 2 semaines.

« En amputant le parc Bellevue d’une partie de sa superficie, en y implantant des pylônes, en survolant les bâtiments où travaillent élèves et personnels, en produisant une nuisance sonore, l’Aérotram (nom initial du téléphérique urbain) actuellement en projet modifierait profondément le site du lycée Bellevue et perturberait la tranquillité, le bon fonctionnement et sans doute la sécurité des usagers et du personnel, tout particulièrement par le survol permanent du site », s’alarme le texte.

Selon Jean-Michel Lattes, président de Tisséo-SMTC, l’option de survol du lycée avec l’implantation d’une station à l’entrée de l’établissement est la seule possible. Les autres options d’itinéraires ont été écartées : l’une passant par le bas de la fac de médecine en raison d’une pente trop raide, une autre ayant reçu un véto de l’architecte des bâtiments de France car les cabines seraient dans l’angle de vision du château du lycée Bellevue, classé monument historique.

« On s’est engagés à restituer au lycée plus que ce qu’il ne va y perdre, avec une station qui peut être en hauteur et un investissement dans les terrains de sport de nature à compenser ceux qui vont être en difficulté. La question du bruit est une vraie inquiétude, mais d’après les ingénieurs, il devrait être inférieur à celui d’un avion qui passe », a tenté de rassurer l’élu au micro de France Bleu.

Le tracé définitif du téléphérique urbain sud sera précisé en octobre 2016, avec le choix du constructeur et du gestionnaire (parmi quatre groupements de candidats).

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