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L'autocar gagne du terrain dans la desserte du Mont-Saint-Michel.   © © H. Heulot
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Hubert Heulot

L’aller-retour dans la journée au Mont-Saint-Michel : c’est possible avec le train et l’autocar interconnectés. La région Bretagne en fait le pari. Veolia, de son côté, remporte le contrat de la desserte du mont en navette.

L’autocar était au hit parade cet été dans la baie du Mont-Saint-Michel et cela pourrait durer. La Bretagne développe en effet ses lignes routières régulières au départ des deux gares TGV de Rennes et, plus près du Mont-Saint-Michel, de Dol-de-Bretagne ; à 30 km du mont.
Tout l’été, Ligne Baie qui associait train, autocar et vélo a circulé quatre fois par jour le long de la baie du Mont-Saint-Michel, entre Saint-Malo et Granville en s’arrêtant à Pontorson, la gare la plus proche du mont. Le touriste pouvait embarquer dans un bus du réseau départemental de la Manche pour rejoindre le mont. Les passagers pouvaient emprunter ces différents modes de transport avec un Pass unique destiné aux résidents de la baie « pour qu’ils n’aient pas besoin d’utiliser la voiture pour se rendre au mont ».


Un vrai pass multimodal

Ce pass a rencontré un franc succès. « En août, on prévoyait 80 voyageurs par jour, on s’est retrouvé avec 300 certains jour et au final 250 en moyenne. Tout a très bien fonctionné », constate, ravi, Gérard Lahellec, vice-président Transports de la Bretagne. Les cars départementaux ont séduit parce qu’en cabotant dans les villages du long de la baie, ils offraient de splendides paysages. « Même sur notre ligne régulière interurbaine au parcours moins touristique, nous avons eu des voyageurs qui, de toutes façons trouvaient plus rassurant de prendre le car que le train », note Colette Hayllink, responsable produit chez Keolis Emeraude.


Tous les jours de l’année

Depuis le 30 août 2009, le train a disparu, ne restent plus que les autocars. Ils vont prendre plus de place encore autour du Mont-Saint-Michel avec le renforcement de dessertes engagé par la région Bretagne. À la faveur d’une nouvelle délégation de service public, remportée par la filiale Emeraude de Keolis, quatre aller-retours au lieu de trois sont positionnés en correspondance avec les TGV à Rennes. L’aller-retour à partir de la gare de Dol-de-Bretagne est conservé.

« C’est toujours la solution la plus rapide pour un Parisien qui veut faire la visite du Mont-Saint-Michel dans la journée, avec un départ à 7 h 30 de Paris, une arrivée à 11 h et cinq heures pour la visite du mont et un redémarrage à 16 h10 pour une arrivée à Paris à 20h », signale Colette Hallynck. Tous ces cars circulent tous les jours de l’année. « Et aux tarifs TER ! », insiste Gérard Lahellec, de la région Bretagne, dans le but, non seulement que les Parisiens viennent voir le Mont-Saint-Michel mais aussi les Bretons.


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