Transdev opère une navette autonome à Denver Pratique et ressources

L'EZ-10 d'EasyMile roulera pendant 6 mois à proximité de l'aéroport de Denver sur une voie dédiée.   © Transdev
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Les Opérateurs

Grégoire Hamon

Six mois d’expérimentation. En test depuis plus d’un an, la navette autonome de Transdev est enfin opérationnelle pour tester la desserte des derniers kilomètres dans une zone proche de l’aéroport de Denver, dans l’état du Colorado. L’ EZ-10 développée par EasyMile a effectué ses premiers kilomètres le 29 janvier et roulera pendant six mois entre une gare de train de banlieue et un arrêt de bus distant de 2Km, en desservant au passage une zone d’activité située à proximité de l’aéroport de Denver. Dans les faits, Transdev opérera la navette autonome pour le compte du District régional de transport de Denver sur une nouvelle route dédiée à l’opération appelée 61AV, créée le long d’une voie existante, la 61e avenue. «Le principal objectif du projet est d’évaluer la viabilité des services autonomes dans la fourniture de connexions des premiers et derniers milles, ainsi que du transit», explique Transdev North America dans un communiqué.

«Ambassadeur» à bord. La navette, qui peut emporter 12 personnes, circulera à vitesse modérée (19 à 24 km/h) sur un itinéraire préétabli du lundi au vendredi de 10h à 18h. Elle effectuera une boucle complète en 15 minutes. Les données recueillies lors de cette expérimentation seront partagés entre les différents partenaires du projet (RTD, EasyMile, Panasonic, Transdev et le promoteur immobilier local Fulenwider) pour améliorer les futurs déploiements des navettes autonomes avec des champs d’application plus large. «Ce partenariat va permettre d’explorer la façon dont les innovations en matière de mobilité créent de nouvelles possibilités pour les transports en commun», a déclaré Dave Genova, le directeur général de RTD. Lors de l’expérimentation, un «ambassadeur» de Transdev sera constamment à bord pour accompagner le public, répondre aux questions des passagers et assurer la sécurité des passagers et des opérations. Une présence qui n’est pas inutile. Lors des tests, la navette a montré qu’elle était capable de maitriser son environnement en stoppant devant un buisson d’épineux poussé par le vent du désert. Une réaction «programmée» et un peu disproportionnée. Il aurait été plus judicieux de simplement ralentir ou de contourner l’obstacle mouvant : l’autonomisation parfaite n’est pas encore pour tout de suite.

G. H.

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