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Transdev prêt à affronter la crise du Covid-19

Le retrait du B to C réduit les impacts. Après une année 2019 réussie, qui a vu se concrétiser les objectifs fixés, Transdev se trouve «dans la meilleure situation possible» pour affronter la crise liée à l’épidémie de Covid-19, a déclaré son président Thierry Mallet, lors de la présentation des résultats à la presse, le 23 mars. L’augmentation de 6,7% du chiffre d’affaires de Transdev (7,4 milliards d’euros) traduit les bonnes performances commerciales du groupe. La croissance organique, hors effets de change et acquisitions / cessions, s’établit à 3,1%. Les réorientations stratégiques décidées en 2018 avaient conduit à un retrait des activités B to C pour se repositionner sur le B to G (collectivités et entreprises), ce qui réduit l’impact de la baisse de consommation finale et de fréquentation sur l’activité du groupe (on peut citer notamment la vente d’Eurolines / Isilines à FlixBus, intervenue l’an dernier). Transdev, qui a vu la fréquentation de ses réseaux chuter de 90% en moyenne en France depuis le début des mesures de confinement, se concentre aujourd’hui sur le maintien des services à destination des activités prioritaires (transport des personnels soignants), tout en assurant la sécurité des équipes opérationnelles (conduite, maintenance, nettoyage / désinfection) et des passagers. À Rouen, l’offre a été modifiée pour mieux desservir le centre hospitalier, avec une amplitude accrue en matinée et soirée. Au Havre, le TPMR a été suspendu et le service est désormais dédié aux personnels soignants. 

La France sert de référence. La France devient en quelque sorte une référence pour le groupe, qui voit peu à peu ses activités se réduire dans l’ensemble des 18 pays où il opère, au fur et à mesure de la progression de l’épidémie. Des points réguliers sont ainsi organisés entre les responsables des différentes zones géographiques. En France, la gestion de la crise passe aussi par des discussions avec les partenaires sociaux d’une part, et avec les autorités organisatrices d’autre part, afin de déterminer le niveau de paiement des contrats qui ne pourront pas être normalement exécutés. Comme on l’a vu avec les Régions sur les contrats scolaires, on s’achemine vers un paiement des coûts, sans tenir compte des salaires pris en charge par le dispositif de chômage partiel. De façon générale, l’ensemble des investissements non essentiels vont être repoussés. Les achats de bus ou de cars, par exemple, ne sont plus prioritaires, d’autant que l’arrêt de la production chez les constructeurs va générer des retards de livraison sur les commandes déjà effectuées. Enfin, le versement du dividende de 22,85 M€ prévu au titre de l’exercice 2019 va être reporté dans l’attente de la sortie de crise.