Transport maritime entre Brest et Crozon : une nouvelle étape franchie Politique et réglementations Territoires

Navette de la société Azénor, basée au Moulin-Blanc (Brest).   © DR
Actualites

Les Collectivités

Shahinez Benabed

La modification des statuts du pôle métropolitain du pays de Brest a été adoptée par le conseil communautaire de la presqu’île de Crozon le 24 mai. Le but : mettre en service une desserte maritime entre Brest et Crozon.

Le conseil communautaire de la presqu’île de Crozon (Bretagne) a adopté à l’unanimité le 24 mai la modification des statuts du pôle métropolitain du pays du Brest. L’objectif étant de permettre le renforcement du transport maritime à Brest et Crozon par la mise en service d’une desserte « à haut niveau de service » entre les deux villes bretonnes.

Ce projet de transport urbain de voyageurs par voie maritime répond à « la nécessité de développer les transports collectifs en organisant une desserte efficace entre l’agglomération brestoise et les pôles structurants« , a indiqué Daniel Moysan, président de la communauté de communes au quotidien Le Télégramme le 26 mai.


Des zones d’ombre

 

Plusieurs points restent cependant à éclaircir. « Il convient de déterminer l’autorité organisatrice de ce service qui permettra de proposer un billet unique incluant les trajets par voie terrestre et maritime« , a précisé l’élu. Des tarifs réduits pour les étudiants et les demandeurs d’emploi pourraient également voir le jour.

Erwan Le Bihan, à la tête de la société de transport des Vedettes Azénor croit « fortement à la réussite du projet », comme il l’a déclaré au site d’information breton EnLiens.fr. Celui-ci a proposé de mettre en place huit allers retours quotidiens entre 6h30 et 20h  d’une durée de 20 à 25 minutes. Cependant, la durée de la convention de transport publique avec un exploitant (qui serait choisi après mise en concurrence) fait débat. Une durée de six mois renouvelables a été proposée sans faire l’unanimité. « Comment peut-on être sûr d’un retour sur six mois renouvelables ? C’est une utopie ! Se mouiller sur six mois, ça ne tient pas la route, c’est trop court. Il faut savoir ce qu’on veut. Que devient la Presqu’île. Il faut mettre toutes les chances de notre côté « , a indiqué au quotidien Ouest-France Daniel Moysan.

 

 

 

Message

Veuillez vous identifier pour laisser un commentaire, cliquez ici pour vous identifier

  • Il n'y a pas de commentaire sur cet article. Soyez le premier à réagir.