Trottinettes électriques: Paris brandit la menace d’une interdiction temporaire Politique et réglementations Territoires

Une application, «Dans ma rue», va être mise à disposition des Parisiens pour signaler tout stationnement gênant.   © Grégoire Hamon
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Grégoire Hamon

«Bordel généralisé». Lundi 13 mai, la mairie de Paris a invité les 11 opérateurs actifs dans la capitale à signer une Charte de bonne conduite. Les signataires se sont engagés à «mettre leurs trottinettes dans des emplacements dûment spécifiés et répertoriés, et qui ne gênent en aucun cas la circulation des piétons». Ils devront systématiquement rappeler cette règle à leurs utilisateurs. Dans le cas contraire, «la Mairie de Paris se réserve le droit de verbaliser les trottinettes et de mettre les véhicules gênants en fourrière». Christophe Najdovski, adjoint aux Transports, et Jean-Louis Missika, en charge de l’Urbanisme, ont même enfoncé le clou, rapporte Le Parisien. Si dans les prochaines semaines, les opérateurs ne trouvent pas une solution au «bordel généralisé», comme l’a décrit Jean-Louis Missika, la ville pourrait interdire les trottinettes provisoirement. Le temps que la Loi sur les mobilités soit votée et entre en vigueur. Une application, «Dans ma rue», va être mise à disposition des Parisiens pour signaler tout stationnement gênant. L’opérateur responsable devra alors «intervenir dans un délai maximal de douze heures», sous peine de devoir rembourser les frais engagés par la Ville pour déplacer la trottinette mal garée. Il en coûtera 100 euros par engin enlevé, de quoi mettre à mal le modèle économique déjà précaire des nombreuses startup présentes dans la capitale.

29% reconnaissent rouler sur le trottoir. Selon la Ville de Paris, il y aurait 15.000 trottinettes électriques en circulation dans la capitale aujourd’hui. Une flotte qui pourrait presque tripler et atteindre le nombre de 40.000 véhicules d’ici à la fin de l’année si la progression continue à ce même rythme. La municipalité, qui a déjà commencé ses opérations de mise à la fourrière, va également surveiller de près le comportement des usagers. Selon un sondage Opinion Way-Macif rendu public le 14 mai et portant sur l’usage des nouveaux engins de mobilité électriques, il apparaît que plus d’un utilisateur sur quatre indique rouler sur le trottoir (29%) et les passages piétons (27%) et près d’un sur cinq (19%) utilise les voies de bus au lieu de la piste cyclable (87%) ou la route (80%).

G. H.

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