Trottinettes: Lyon instaure à son tour une redevance pour les engins flottants Politique et réglementations Territoires

Les opérateurs d’engins en libre-service sans attaches devront verser 24€ par vélo, 30€ par trottinette et 80€ par scooter électrique ou bien encore 100€ pour un scooter essence.   © DR
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Grégoire Hamon

Entrée en vigueur en septembre. Après Paris, Lyon adopte à son tour la mise en place d’une redevance que devront payer les loueurs de vélos, trottinettes ou scooters pour avoir le droit d’occuper l’espace public. Le texte a été adopté le lundi 20 mai au conseil municipal. Les opérateurs d’engins en libre-service sans attaches devront verser 24€ par vélo, 30€ par trottinette et 80€ par scooter électrique, ou bien encore 100€ pour un scooter essence, détaille Lyon Capitale. À titre de comparaison, à Paris, la redevance oscille entre 50 et 65€ par trottinette électrique selon la taille de la flotte. «Ces recettes pourraient permettre de tracer des espaces de stationnement dédiés aux trottinettes et vélos en libre-service, voire aux équipements des particuliers. À charge aux opérateurs de paramétrer leurs engins pour que les frais de location ne s’arrêtent pas s’ils ne sont pas déposés dans une zone dédiée», indique la Ville de Lyon. Ces redevances censées couvrir l’occupation de l’espace public entreront en vigueur au 1er septembre 2019, pour une période d’un an renouvelable. Le nombre de trottinettes est estimé à 5.000 dans la capitale des Gaules, avec 8 opérateurs actuellement.

Donner le tempo. Ces patentes interviennent alors que Gérard Collomb, le maire de Lyon, a publié le 8 mai dernier un décret destiné à «protéger les piétons» en interdisant de circuler avec une trottinette électrique sur les trottoirs et les berges de Saône. Les personnes qui ne respecteront pas cette interdiction encourront une amende de 38€. Le stationnement sera quant à lui autorisé sur les trottoirs, mais uniquement s’il ne constitue pas une gêne «aux piétons, aux personnes à mobilité réduite, ainsi qu’à l’activité des commerces ou des marchands forains». Lyon souhaite également que les opérateurs prennent exemple sur la société de location Lime qui a accepté de brider la vitesse de ses trottinettes sur certaines zones. Jean-Yves Sécheresse, l’adjoint en charge de la Sécurité de la Ville de Lyon, a déjà prévenu : «Les opérateurs majeurs vont donner un tempo sur le respect des règles. Ceux qui ne peuvent pas suivre devront quitter Lyon.»

G. H.

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