Uber choisit l’Égypte pour lancer son premier service de bus collectif Stratégie

Dara Khosrowshahi, directeur général d’Uber, lors de l’inauguration du service de bus collectif Uber au Caire, le 5 décembre dernier.   © Uber
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Grégoire Hamon

Lutter contre la congestion. La boulimie de diversification tous azimuts d’Uber ne faiblit. Après le rachat des vélos partagés Jump, et peut-être des les trottinettes Lime ou Bird, le nouveau géant de la mobilité a inauguré son premier service de bus collectif. Uber a choisit de lancer des minibus à son nom dans les rues encombrées du Caire. La société a effectué ses premiers tests en septembre dernier. En l’espèce, les passagers peuvent commander leur trajet à travers l’application Uber, qui les associe à d’autres voyageurs et les dirige vers un lieu de ramassage. Le voyage peut être payé en espèce directement au chauffeur ou via l’application, le tout pour une somme volontairement modique. «Uber entend élargir l’accès à sa plateforme de mobilité avec une gamme de services à faible coût, destinée à favoriser les déplacements urbains et à aider les villes à lutter contre la congestion», a déclaré Dara Khosrowshahi, directeur général d’Uber, lors d’une conférence de presse mardi dernier au Caire. Il a également indiqué que sa société allait déployer la version allégée de son application mobile – Uber Lite – au Moyen-Orient. Développée à l’origine pour l’Inde, cette version a été conçue pour fonctionner sur les réseaux plus lents, avec des téléphones plus anciens et consommant moins de données mobiles.

1 milliards d’utilisateurs. Uber compte 70.000 conducteurs sur sa plate-forme en Égypte (plus qu’au Royaume-Uni) et le pays figure parmi les plus grands marché en termes d’utilisateurs. Les bus collectifs apparaissent comme l’un des moyens de toucher une population qui n’a pas les moyens de commander une voiture Uber traditionnelle. La société prévoit la possibilité d’étendre ce service à d’autres pays d’Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique latine. En octobre dernier, Dara Khosrowshahi avait déclaré que sa société visait un milliard de passagers actifs. Un argument destiné à séduire les investisseurs avant une arrivée de la plateforme sur le marché boursier, qui pourrait se valoriser à 100 milliards de dollars.

G. H.

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