Uber en passe de racheter son concurrent Careem au Moyen-Orient Stratégie

Careem revendique ainsi plus d'un million de chauffeurs opérant dans plus de 90 villes de 15 pays.   © Careem
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Grégoire Hamon

Un million de chauffeurs. Uber devrait annoncer cette semaine le rachat de Careem, son concurrent au Moyen-Orient, basé à Dubaï, croit savoir Bloomberg, qui évalue la transaction à 3,1 milliards de dollars. Créée en mars 2012, la startup dubaïote compte à son capital la société d’investissement du prince saoudien Al-Walid ben Talal et la société de commerce électronique japonaise Rakuten. Comme Uber, elle opère dans le transport de personnes et la livraison de nourriture au Moyen-Orient, Afrique du Nord et Asie du Sud. Careem revendique ainsi plus d’un million de chauffeurs opérant dans plus de 90 villes de 15 pays, comme par exemple le Maroc (Casablanca, Rabat et Tanger). Elle jouit d’une position de leader sur le marché des VTC dans la plupart de ces pays, notamment en Arabie Saoudite. Autre point commun avec Uber, son arrivée sur des marchés bien établis, comme l’Égypte et la Turquie, a suscité l’opposition des autorités locales.

Ancrage au Moyen-Orient. Cette annonce pourrait intervenir alors qu’Uber prépare son introduction en bourse, qui devrait valoriser la société entre 100 et 120 milliards de dollars, de quoi faire quelques emplettes parmi ses concurrents. Uber a déjà recouru aux acquisitions ou aux prises de participation pour éviter de rentrer dans des guerres de prix fratricides avec des acteurs locaux. Ainsi, le groupe dirigé par Dara Khosrowshahi a opéré des accords avec le Google russe Yandex en 2017 pour créer une co-entreprise de VTC et de transport de marchandises. Uber a aussi a cédé ses activités à des concurrents mieux implantés, contre une participation au sein de leur capital, comme en Chine en 2016 avec Didi et en Asie du Sud-Est en 2018 avec Grab. Le rachat de Careem mettrait Uber dans une position dominante au Moyen-Orient et ancrerait un peu plus la société en Arabie Saoudite. En 2016, le fonds souverain de Riyad, dirigé par le vice-prince héritier Mohamed Ben Salmane, avait acquis 5% du capital d’Uber contre 3,5 milliards de dollars.

G. H.

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