Uber investit à son tour Paris avec ses vélos et trottinettes électriques Stratégie

Les utilisateurs devront passer par l’application Uber, qui s’étoffe en proposant un nouveau mode «Vélo et Trottinette».   © Jump / Uber
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Grégoire Hamon

Un tarif identique pour vélos et trottinettes. Uber sera donc le 11e opérateur à proposer des trottinettes électriques à Paris, avec une force de frappe qu’on suppose nettement supérieure à ses concurrents. Le géant du VTC a annoncé qu’il avait déposé 1.000 vélos et trottinettes électriques dans les rues de la capitale le jeudi 11 avril (500 pour chaque catégorie). Les engins sont siglés Jump, du nom d’une entreprise proposant des vélos en libre-service rachetée par Uber il y a tout juste un an. Pour y accéder, les utilisateurs devront passer par l’application d’Uber, qui du coup s’étoffe en proposant un nouveau mode «Vélo et Trottinette». Uber a décidé d’aligner le tarif de ses vélos sur celui de ses trottinettes, soit 1 euro le déblocage puis 15 centimes la minutes. Un tarif identique à la concurrence pour les trottinettes, mais bien plus élevé pour les vélos électriques. En comparaison, le Velib’électrique sans abonnement ne coûte que 2 euros la demi-heure contre plus du double avec un vélo Jump pour un temps équivalent. Mais Uber a un argument de poids: une bonne part des touristes qui viennent à Paris, ainsi que les Franciliens, disposent déjà de l’application Uber sur leur smartphone.

Charte de bonne conduite. Les vélos Jump, capables de rouler jusqu’à 25 kilomètres/heure, disposent d’une autonomie de 50 km et sont équipés d’un câble d’antivol qu’il est nécessaire de verrouiller en fin de trajet, ce qui peut éviter une partie des vols et même de payer une amende de 35 euros pour stationnement gênant si les utilisateurs suivent les recommandations d’Uber et attachent le vélo «à un élément de mobilier urbain adapté, sans gêner le passage». Uber a d’ailleurs adhéré à la charte de bonne conduite mise en place par la mairie de Paris pour les flottes en free-floating. La société s’est aussi engagée à s’acquitter de la toute nouvelle taxe portant sur les engins en libre service votée par les élus parisiens. Enfin, particulièrement bon élève, Uber indique que 70% de ses opérations de maintenance seront effectuées par des vélo-cargos à assistance électrique ou des camions au gaz naturel, avec un objectif à terme de 100% de trajets logistiques avec une flotte à faible émission.

G. H.

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