Uber se pose comme une porte d’entrée des mobilités à Paris

«Il s’agit de gagner la confiance des utilisateurs, et de montrer aux villes que nous desservons que nous sommes le meilleur partenaire», David Reich, directeur de la circulation chez Uber.   © Uber
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Grégoire Hamon

Incontournable. Uber veut devenir aussi incontournable que Google ou Apple. «Nous voulons que Uber soit le système d’exploitation de votre vie quotidienne: quel que soit votre souhait, quelle que soit votre motivation, nous voulons que votre application devienne une application incontournable», a indiqué son PDG Dara Khosrowshahi le 26 septembre en présentant la nouvelle stratégie de son groupe de mobilité. Outre les déplacements en VTC, l’application Uber va donc intégrer les trottinettes et vélos Jump, les livraisons de plats avec Uber Eats et, grande nouveauté, les horaires en temps réel des transports dans plusieurs grandes agglomérations mondiales, dont l’Ile-de-France. Après la saisie de la destination, l’application pourra donc proposer un panel de solutions alternatives sur Paris et sa région. D’ici la fin de l’année, l’application devrait aussi indiquer le prix du trajet proposé sur le réseau de transport en commun. Uber avait déjà testé cette fonctionnalité à Denver, et compte désormais l’étendre à dizaine de villes dans le monde.

Désintermédiation. «Les transports publics sont souvent moins chers et plus rapides que la voiture», reconnaît David Reich, directeur de la circulation chez Uber. «Il s’agit de gagner la confiance des utilisateurs, et de montrer aux villes que nous desservons que nous sommes le meilleur partenaire», détaille-t-il. Bien qu’il soit impossible à l’heure actuelle de payer ses tickets de métro depuis l’application Uber, cette incursion dans l’univers des transports en commun constitue un premier pas vers de futures applications de type MaaS. Une stratégie de désintermédiation avec laquelle les opérateurs de transports traditionnels vont devoir composer, au risque de perdre le contact direct avec leur clientèle et de ne devenir qu’un choix optionnel dans la panoplie des solutions offertes par Uber. À Berlin, la régie des transports a pris les devants en sortant sa propre application de transport multimodale qui intègre plusieurs services de transport alternatifs à son réseau (où Uber n’est pas présent).

G. H.

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