Valéo obtient une victoire en Chine sur la protection de ses brevets Stratégie

Valeo est implanté en Chine depuis 1994. Il a présenté ses développements dans le véhicule électrique au dernier salon de l'automobile de Shanghai en avril 2019.   © Valeo
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Les Industriels

Marc Fressoz

Trou d’air. L’Etat via Bpifrance, filiale de la Caisse des dépôts, a franchi le seuil 5% et détenait fini avril 7,34% du capital de l’équipementier automobile Valéo, le groupe français qui dépose le plus de brevets en France. Il y comptera bientôt un administrateur. Il devance en part le fonds activiste américain Harris Associates et le fonds souverain norvégien. Jacques Aschenbroich, le PDG qui a engagé Valéo dans le développement des véhicules électriques, connectés et autonomes a salué le 29 avril dans un communiqué «ce retour de Bpifrance au capital de Valeo» au moment où son groupe affronte «un marché automobile en pleine mutation». L’ancêtre de Bpifrance, le Fonds stratégique d’investissement, avait déjà soutenu Valéo après la crise financière en 2009 en achetant 8,3% du capital avant de sortir entre 2014 et 2016. Cette fois, il s’agit de soutenir ce géant de l’industrie automobile (19,3 milliards d’€ de CA en 2018 avec un résultat net en baisse de 38% à 2,24 milliards d’€) qui connaît un trou d’air en bourse. En un an, son cours a été divisé par deux. Les causes? L’adaptation des constructeurs aux nouvelles normes d’homologations des véhicules (WLTP) suite au scandale du dieselgate, qui diffèrent les commandes. Et le ralentissement de l’économie chinoise.

Balais d’essuie-glace. Sur ce marché, Valéo vient de remporter une victoire importante en matière de lutte contre la contrefaçon. Le 27 mars, la Cour suprême chinoise lui a donné raison dans une affaire de violation de brevet. Installé en Chine depuis 1994, Valéo avait lancé une procédure à l’encontre de deux sociétés chinoises commercialisant des éléments de balais d’essuie-glace brevetés. Elle leur réclame quelque 800.000 euros. Ce jugement est le tout premier rendu par la plus haute juridiction de Chine depuis qu’elle a été chargée, au 1er janvier, de se saisir des appels concernant les affaires de propriété intellectuelle.

M. F.

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