Volkswagen se rapproche de Northvolt pour créer la European Battery Union Stratégie

Cette collaboration couvrira l’ensemble de la chaine de valeur de la batterie, depuis la production de matières premières jusqu’au recyclage.   © VW
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Les Industriels

Grégoire Hamon

L’ensemble de la chaine de valeur. Souvent évoqué, l’Airbus des batteries commence à prendre forme en Europe avec l’annonce de plusieurs alliances d’industriels. Le 21 mars dernier, le groupe Volkswagen et le fabricant suédois de batteries Northvolt ont annoncé la création de l’European Battery Union (EBU), un consortium de recherche destiné à faire progresser la recherche sur les batteries en Europe. Plusieurs partenaires européens, issus des secteurs de la recherche et de l’industrie de sept États membres, ont également rejoint l’EBU, mais leur identité n’a pas encore été révélée. «Cette collaboration couvrira l’ensemble de la chaine de valeur de la batterie, depuis la production de matières premières jusqu’au recyclage en passant par la technologie et les processus de fabrication de cellules. Les travaux porteront également sur le développement et la conception technique de technologies industrielles afin de permettre une production durable, compétitive et respectueuse du climat de cellules de batterie dans l’Union européenne», indiquent les deux partenaires. Le 14 mars, le groupe Volkswagen a annoncé sa décision d’accélérer sa stratégie d’électrification de toute sa gamme de véhicules, une conséquence du dieselgate. Il prévoit de sortir près de 70 nouveaux modèles d’ici 2028, soit 50 de plus que les prévisions précédentes. Le groupe pourra donc compter sur les compétences de Northvolt, qui compte ouvrir en 2020 la plus grosse usine européenne de cellules de batteries lithium-ion d’Europe, avec l’objectif de produire 32 GWh de batterie par an à l’horizon 2030.

Financements publics. Le consortium EBU devrait bénéficier de l’appui financier du Ministère Fédéral allemand de l’Économie et de l’Énergie. L’Allemagne s’est en effet engagée à débloquer une enveloppe d’un milliard d’euros jusqu’en 2022 pour financer ces projets. De son côté, la France va débloquer 700 millions d’euros durant les cinq prochaines années. Ces deux pays se sont associés en décembre dernier pour encourager la création d’une filière de production de batteries européennes. Outre le consortium EBU, d’autres conglomérats se mettent en place, comme celui constitué par Saft (filiale de Total), qui comprend des partenaires comme Siemens, Solvay ou Man,z ou encore l’alliance de BASF avec les américains Varta et Ford.

G. H.

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