Batterie : Bosch s’allie au chinois CATL pour l’hybridation légère

Les cellules seront utilisées dans les batteries 48 volts du fournisseur allemand, destinées à être installées dans des voitures dites à hybridation légère. Les cellules seront utilisées dans les batteries 48 volts du fournisseur allemand, destinées à être installées dans des voitures à hybridation légère.   © Bosch
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Grégoire Hamon

Batteries 48 volts. L’équipementier allemand Bosch a annoncé le 5 septembre 2019 qu’il allait coopérer avec le chinois CATL dans la conception et production de cellules pour batteries électriques. «Bosch et CATL se sont mis d’accord sur une coopération stratégique et à long terme», explique le premier équipementier mondial dans un communiqué. Les deux partenaires se pencheront ensemble sur les spécifications des batteries, que CATL «développera et produira» par la suite «selon les besoins de Bosch». Les cellules seront utilisées dans les batteries 48 volts du fournisseur allemand, destinées à être installées dans des voitures dites à hybridation légère. Cette solution permet d’ajouter sur un moteur à combustion thermique (essence ou diesel) une propulsion électrique, dont le rôle consiste à soulager le moteur en phase d’accélération, tandis que les batteries se rechargent à la décélération. Le coût d’installation reste assez minime (environ 1000 euros), pour des gains de consommation de 10 à 15%, et se justifie pour une utilisation essentiellement urbaine sur des véhicules compacts. Le français Valeo est l’un des équipementiers les plus en pointe sur l’hybridation légère en 48V. D’autres concurrents de premier rang, comme Faurecia, Continental ou Delphi se sont également engagés sur cette technologie qui permettra aux constructeurs de respecter la future norme européenne sur les émissions de CO2 à 95 g/km dès 2020.

Prépondérance des fournisseurs asiatiques. L’alliance Bosch-CATL souligne la prépondérance des fournisseurs chinois, japonais et sud-coréens sur les batteries électriques, l’industrie automobile européenne se montrant réticente à produire elle-même les cellules. «Nous devons comprendre le fonctionnement des cellules de batteries, mais n’avons pas à les produire nous-mêmes», justifie par exemple Stefan Hartung, président de la division Solutions pour la mobilité de Bosch. La Chine abrite les deux tiers des capacités de production du globe. Assurant un quart de l’offre planétaire, CATL est numéro un, devant le japonais Panasonic, un autre chinois, BYD, également constructeur de véhicules, et le sud-coréen LG-Chem. Pour rattraper le retard, la France et l’Allemagne espèrent voir la création d’un projet européen dit «Airbus des batteries». Entre 5 et 6 milliards d’euros, dont 4 milliards d’argent privé, seront investis dans ce projet, auquel Bruxelles a donné son accord de principe.
G. H.

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