Covid-19: Schidler transforme un car couchettes en véhicule médicalisé

"Au même titre que les TGV qui transportent des malades, l’autocar a aussi un rôle à jouer, avec l’avantage d’aller directement d’un centre hospitalier à un autre", Thierry Schidler.   © DR Capture Page Facebook de l'entreprise
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Grégoire Hamon

Appel sur Facebook.  Immobilisés mais pas inactifs. Alors que la quasi-totalité de leur parc est à l’arrêt, les Autocars Schidler (Moselle) viennent de transformer un de leurs autocars grand tourisme, modèle Van Hool, en véhicule sanitaire pour transporter des malades touchés par le Covid-19. Le premier convoi est parti ce vendredi 27 mars du CHU de Reims à destination d’Orléans avec 7 malades à bord accompagnés par 5 soignants. «L’un de nos conducteurs, Xavier Sancho, s’est porté volontaire. Il fait actuellement le voyage retour jusqu’au CHU de Reims, où l’autocar sera stationné dans l’attente d’un prochain voyage. Il m’a déjà indiqué qu’il se portait volontaire pour un prochain voyage», indique Thierry Schidler, PDG de l’entreprise. Le 18 mars dernier, ce patron lançait un appel sur Facebook. «La quasi-totalité de mes autocars sont à l’arrêt [NDLR 60 véhicules]. Au besoin d’une cause sanitaire organisée, j’offre la mise à disposition de mon autocar couchettes pour déplacer des personnes. Je trouverai au sein de mon équipe des conducteurs volontaires et dévoués.» Le bouche-à-oreille a fonctionné. «Trois jours après, le CHU de Reims m’a rappelé. Nous l’avons amené le jeudi 26 au CHU de Reims, où l’aménagement a été réalisé en quelques heures là-bas par leurs services. L’autocar, qui possède habituellement 22 couchettes, peut désormais transporter 10 à 12 malades appareillés. Au même titre que les TGV qui transportent des malades, l’autocar a aussi un rôle à jouer, avec l’avantage d’aller directement d’un centre hospitalier à un autre. Les responsables du CHU m’ont également indiqué que cette solution était beaucoup moins chère que d’affréter plusieurs ambulances et qu’il valait mieux avoir plusieurs malades dans un même transport en matière d’appareillages et de contrôle médical», rapporte-t-il.

Activité au point mort. Pour l’entreprise, qui fête ses 90 ans cette année, l’activité est actuellement au point mort: «Nous allons convoyer des militaires dans le cadre de l’opération Sentinelle, mais cela s’arrête là.» Thierry Schidler espère que son activité transport scolaire reprendra début mai, date annoncée pour le moment par le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer. «La région Grand-Est assure le paiement de 70% de cette prestation, mais pour les autres activités, nous ne voyons rien venir et notre activité tourisme mettra du temps à remonter. Tout ce que l’on peut obtenir, ce sont des décalages: de charges patronales, de charges sociales et du loyer pour les autocars. Mais il faudra le payer un jour», lance-t-il. 

G. H.

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