Scania complète sa gamme et reste confiant pour 2020

Après la mise en service de 9 véhicules ED 95 par Transdev au printemps 2019, les commandes de cars au bio-éthanol se poursuivent. Et Scania s'apprête à livrer 15 bus au biodiesel Oléo 100 à Rouen.  
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La rédaction

Avec un chiffre d’affaires de 13,8 milliards d’euros (+11%) et un résultat net de 1 milliard d’euros (+27%), Scania a progressé en 2019. Si le secteur du transport de marchandises constitue l’essentiel de l’activité du groupe, le transport de passagers enregistre lui aussi de bons chiffres. Damien Thomine, directeur Cars et Bus France, reste confiant pour l’année 2020, malgré l’impact de l’épidémie de Covid-19.

Bus&Car Connexion: Après l’embellie de 2019, comment se présente cette année pour Scania ?
Damien Thomine:
Le bilan 2019 est bon pour Scania, puisque nous avons immatriculé 100 autocars en France. Cela représente une progression de 30% sur l’année précédente, même si notre part de marché reste modeste. Les appels d’offres en négociation se poursuivent. Scania étant majoritairement positionné sur les marchés urbain et interurbain, ainsi que sur les énergies alternatives, nous sommes moins impactés par le coup d’arrêt aux activités tourisme et occasionnel. Malgré le Covid-19, 2020 devrait être une belle année pour Scania. Avec le lancement de notre nouvelle génération de véhicules, nous couvrons désormais l’ensemble de la gamme des énergies alternatives au diesel.

BCC: Quelles sont les répercussions de l’épidémie de Covid-19 sur la production ? Quel sera l’impact sur les délais de livraison ?
D. T.:
À ce jour, nous évaluons la durée de l’arrêt de production entre 4 et 6 semaines. Cela aura des conséquences sur les délais de livraison, bien entendu. Mais il faut savoir que nous sommes aussi confrontés à des pénuries de pièces de certains fournisseurs. Certaines avaient d’ailleurs déjà engendré des retards en 2019. Depuis le début 2020, on a de ce fait déjà immatriculé 44 véhicules urbains, à comparer au total de 56 sur toute l’année 2019. On peut donc tabler sur une belle progression, en dépit des répercussions de l’épidémie. Notre usine polonaise continue d’ailleurs de fonctionner avec des effectifs réduits. Il faut s’attendre à un arrêt dans les prochains jours car, même si la main-d’œuvre reste disponible, certaines pièces et composants n’arrivent plus.
C’est aussi ce qui nous a obligés à fermer le centre de préparation de véhicules CAPS à Angers. Certains acteurs en charge de l’informatique embarquée ou du pelliculage ont arrêté leur activité. Nos techniciens étaient bien présents, mais ils ne pouvaient pas continuer leur travail.

BCC: Vous présentez une large gamme de véhicules à faibles émissions. La percée de l’ED 95 va-t-elle s’accentuer?
D. T:
15 véhicules ED 95 destinés à Montpellier sont prêts à être livrés. Nous avons également proposé à certains transporteurs des offres en ED 95 pour des lignes régionales TER, dans le cadre de consultations actuellement encore en cours. Nous avons présenté des offres en 4 déclinaisons : hybride, biodiesel avec notre partenaire Avril pour l’Oléo 100, gaz, et éthanol. Chaque solution a vocation à trouver son sens localement. Nous proposons à présent une palette totale, avec bientôt l’arrivée de l’électrique, de façon à répondre aux besoins de nos clients, selon les ressources et les caractéristiques de leurs territoires, leurs contraintes d’exploitation, la topographie des lignes… À Rouen, qui sera la première ville de France à mettre en service une flotte de 15 bus à l’Oléo 100, l’usine de production du carburant se trouve sur le territoire de la Métropole, à Grand-Quevilly.

Recueilli par S. G.

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