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À Paris, Cityscoot demande l'ouverture de voies bus aux scooters électriques

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Pas d’impact significatif. L'opérateur Cityscoot, leader parisien des scooters électriques, entend faire circuler ses deux-roues dans les couloirs réservés aux bus, avec une première expérimentation qui pourrait démarrer au printemps prochain. L’entreprise s’est appuyée sur une étude commandée au bureau de recherche 6t qui révèle que l’ouverture des voies de bus aux deux-roues motorisés électriques n’aurait «pas d’impact significatif» sur la circulation des bus à Paris, ce qui est corroboré par plusieurs expérimentations menées dans d’autres villes européennes. Selon l'étude, publiée le lundi 24 février, 35,5% des voies de bus seraient saturées en semaine en autorisant les deux-roues électriques, contre 34,6% actuellement. En revanche, la saturation grimperait à 51,3% en acceptant toute sorte de deux-roues, thermiques comme électriques.

Opposition des cyclistes. D'après cette enquête, qui s’appuie sur une analyse des trajets des scooters Cityscoot, un tiers des couloirs est déjà fortement sollicité par les bus. Le nombre de kilomètres de couloirs bus saturés supplémentaires en vue de l’ouverture aux deux-roues motorisés électriques ne représenterait «qu’une infime proportion» de l’ensemble des couloirs bus. L'opérateur propose aux candidats à la mairie de Paris de tester cette mesure au printemps sur plusieurs axes «fortement utilisés par les deux-roues et modérément par les bus», notamment les grands boulevards, les quais de Seine, les boulevards de Sébastopol, du Temple et de Montparnasse, la rue des Pyrénées et le boulevard Henry IV. Pour Bertrand Fleurose, président et fondateur de Cityscoot, l’ouverture aux scooters électriques permettrait de «diminuer la pollution atmosphérique et le bruit à Paris», au grand dam des cyclistes. «Autant être clair tout de suite: ouvrir les couloirs de bus, déjà pas très sécurisant pour les cyclistes, à des deux-roues motorisés (même électriques), c’est renforcer l’insécurité des cyclistes et augmenter le nombre d’accidents. Un deux-roues motorisé, même électrique, c’est du bruit, un danger pour les piétons et vélos, un risque et du stress pour le conducteur, et même de la pollution (batteries, particules fines)», a réagi vivement sur Twitter l’association Paris en Selle.

G. H.

Auteur

  • Grégoire Hamon
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