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Après avoir détruit des milliers d’emplois, Uber détruit des milliers de vélos

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Opération recyclage. Grand ménage chez Uber. En l’espace d’un mois, le géant de la mobilité a licencié près d’un quart de ses effectifs (6.700 personnes), pour tenter de combler une partie des pertes accumulées depuis la crise du coronavirus. L’opération s’est semble-t-il poursuivie pour ses engins de mobilité douce, puisque des témoignages sur les réseaux sociaux font état de 20 à 30.000 vélos (voire trottinettes) électriques Jump mis à la benne aux États-Unis, ce qui n’est pas sans rappeler les immenses dépotoirs des anciens vélos Ofo. Dans un communiqué, Uber a confirmé qu'il «recyclait» les modèles les plus anciens depuis qu’il a cédé sa filiale Jump à la startup Lime, début mai, sachant que les modèles les plus récents auraient été transférés auprès de Lime. Cette gabegie a soulevé l’indignation de nombreuses associations de cyclistes, à une époque où les vélos sont devenus une denrée rare (pour s’en faire une idée en France, il suffit d’aller voir la tension qui règne dans le rayon vélo de n’importe quel magasin Decathlon).

Trop de problèmes. «Nous avons envisagé de faire don des vélos restants, plus anciens, mais compte tenu de nombreux problèmes importants – notamment la maintenance, la responsabilité, les problèmes de sécurité et le manque d'équipements de charge de qualité grand public – nous avons décidé que la meilleure approche était de les recycler de manière responsable», a déclaré Uber dans une déclaration à NBC. Un porte-parole de Lime assure pour sa part avoir pris possession «de milliers de vélos électriques – y compris les pièces de rechange et les outils pour les réparer», et qu’ils ont déjà été déployés dans plusieurs villes, notamment à Denver. De plus, Lime s’engage à faire évoluer ces vélos et à les utiliser dans sa flotte. Les destructions de vélos n’auraient pas affecté l’Europe selon NBC, car l’accord entre Uber et Lime n’est pas encore conclu sur le continent (même si les équipes de Jump à Bruxelles ont déjà été licenciées). Notons qu’en France, Jump a conclu un accord avec Veolia en matière de recyclage des matières pour valoriser à 100% les pièces des ses engins.

G. H.

Auteur

  • Grégoire Hamon
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