Newsletter S'inscrire à notre newsletter

Magazine

Avec Alstom, le métro de Hambourg récupère son énergie

Image

Crédit photo

Freiner par récupération. Lors du ralentissement, le moteur électrique peut agir en alternateur et ainsi éviter le recours au freinage par friction, toujours émetteur de particules. Si le courant produit par le moteur au freinage est dirigé vers des résistances (freinage rhéostatique), il contribue à chauffer le tunnel du métro. Il faut alors le ventiler davantage. Grâce à la sous-station réversible Hesop d’Alstom, 99% du courant produit par les moteurs au freinage est réutilisé. Il est prioritairement envoyé vers les autres trains du réseau. Si ces derniers n’appellent pas de puissance, le courant peut être consommé en gares par l’éclairage, la ventilation, les escaliers roulants ou tout autre consommateur. Enfin, Hesop autorise l’injection du courant produit au freinage dans le réseau électrique public. La qualité de son onduleur est donc déterminante. Hesop («Harmonics and energy saving optimizer») était initialement destiné aux réseaux électrifiés en courant continu 750 V (tramways, métros) et doit donc produire du courant alternatif à partir de ce courant continu afin de le réinjecter. Hesop a depuis donné lieu à une version 1500 V continu.

Une consommation de courant de traction réduite de 15%. Avec Hesop, le train qui freine alimente celui qui accélère et la facture d’énergie s’en trouve réduite. Le nombre de sous-stations est lui aussi réduit d’environ 20%. Évolutive, une sous-station Hesop s’adapte aux modifications de la tension et à l’augmentation du trafic. Dans sa version mise en service avec succès sur la ligne U2 du métro de Hambourg (Hamburger Hochbahn AG), Hesop sert prioritairement à réutiliser l’électricité de freinage dans d’autres installations du réseau. Un tel dispositif serait le premier du genre en Allemagne. 128 sous-stations Hesop ont déjà été vendues aux réseaux de Dubaï, Londres, Panama, Milan, Riyad et Sydney. Rappelons que le freinage par récupération est pratiqué de longue date chez Alstom (dès 1934 sur les E4200/4700 du Midi, en 1978 sur les métros MF77, etc.), mais il ne permettait autrefois que l’échange de courant entre les trains en excluant l’injection dans le réseau public. Hesop 1500 V est soutenu par le programme Life+ (l’instrument financier pour l’environnement) de l’Union européenne.

L. F.

Auteur

  • Loïc FIEUX
Div qui contient le message d'alerte
Se connecter

Identifiez-vous

Champ obligatoire Mot de passe obligatoire
Mot de passe oublié

Déjà abonné ? Créez vos identifiants

Vous êtes abonné, mais vous n'avez pas vos identifiants pour le site ? Remplissez les informations et un courriel vous sera envoyé.

Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format