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Avec la RATP et Volocopter, l'Ile-de-France prend son ticket pour le taxi volant

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Cinquième élément. La RATP s’est-elle senti pousser des ailes, le mercredi 30 septembre ? En partenariat avec la Région Île-de-France et le groupe ADP, le transporteur vient en effet d’annoncer le lancement d’une filière de « Mobilité Aérienne Urbaine », accompagné d’un appel à manifestation d’intérêt. L’annonce a eu lieu à l'aérodrome de Pontoise (95), qui servira de zone de test, avec le décollage prévu d’un drone volant de l’allemand Volocopter en juin 2021. Les partenaires gardent en ligne de mire les JO de 2024, afin de présenter un démonstrateur qui puisse positionner l’Ile-de-France comme «une région de référence sur le marché mondial de la mobilité aérienne urbaine», selon les termes de Valérie Pécresse, présidente de la région. «On est dans Le Cinquième élément», s’est-elle enthousiasmée, en faisant allusion aux taxis volants du film de Luc Besson, quand bien même le Volocity, présenté par Volocopter, ressemble beaucoup plus à un mini hélicoptère doté d’une multitudes de rotors électriques. Pour le mass transit, on repassera.

Complémentaire et nécessaire. «Il est tout à fait naturel que la RATP s’intéresse à la mobilité aérienne alors que nous sommes déjà présents sur une douzaine de projets de mobilité, comme les véhicules autonomes ou le transport par câble. Cela ne remplacera jamais un RER, mais c’est complémentaire et nécessaire», a justifié Catherine Guillouard, pdg du groupe RATP. Plusieurs cas d’usage sont pressentis, à l’horizon 2030: le transport d’urgence sanitaire ainsi que la création de ponts aériens entre différents nœud multimodaux, comme des aéroports ou des gares, que ce soit pour des voyages d’affaires entre La Défense et des sites industriels, ou enfin des opérations à but plus touristiques. Les couloirs aériens déjà empruntés par les hélicoptères seront privilégiés. Le prix du vol, assure Catherine Guillouard, ne devrait pas dépasser «celui d’un taxi premium». Les projets retenus par l’AMI seront annoncés le 18 décembre prochain, et porteront sur les véhicules (constructeurs et équipementiers), l’infrastructure (énergéticiens ou concepteurs de vertiports), les opérations (fournisseurs de solutions intermodales, de maintenance, ou de plateformes digitales de mise en relation), l’intégration dans l'espace aérien (fournisseurs d'Unmanned Traffic Management (UTM) ou de systèmes de communication/navigation, et l’acceptabilité (laboratoires de recherche et instituts d'étude, autour des enjeux sociétaux et environnementaux), notamment pour les problèmes de bruit.

G. H.

Auteur

  • Grégoire Hamon
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