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Déconfinement : les nouvelles mobilités veulent avoir voix au chapitre

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Alternative. Malgré les velléités d’Anne Hidalgo, tous les usagers des transports en commun ne pourront, ou ne voudront, enfourcher une bicyclette pour se déplacer. Se présentant comme une alternative à l’engorgement des transports publics, les start-up des nouvelles mobilités (qui représentent les sociétés de partage de véhicules, bicyclettes, scooters et autres trottinettes) entendent profiter du déconfinement. «Pendant la dernière grève des transports, les trottinettes et scooters électriques ont assuré en pic plus de 130.000 trajets quotidiens en Île-de-France et le covoiturage domicile-travail a été multiplié par 5 à l'échelle nationale», rappelle Julien Honnart, cofondateur du spécialiste du covoiturage domicile-travail, Klaxit. Julien Honnart est également président de l'Alliance des Mobilités, qui représente, au sein du Conseil national des professions de l'automobile (CNPA), les start-up des nouvelles mobilités en France. Il propose 3 mesures «pour réussir le défi du déconfinement et ancrer de nouveaux moyens de transport sécurisés et durables dans le quotidien des Français».

Un écosystème bouillonnant. La première mesure vise au déploiement immédiat du Forfait mobilité durable (en vigueur depuis le 11 mai), qui permet aux entreprises de rembourser les nouvelles mobilités au même titre que le transport public, en y incluant l'autopartage, le covoiturage, le vélo et les trottinettes en freefloating. L’Alliance souhaiterait toutefois que le plafond de 400 euros par an (nouvelles mobilités et/ou transport en commun) soit porté à 800€/an/ salarié, avec un cofinancement à 50% par l'État, «afin de le rendre vraiment cumulable avec les transports en commun». La seconde mesure vise à mettre en place des voies temporaires réservées au covoiturage sur les autoroutes urbaines, et des voies bus ouvertes aux scooters partagés en centre urbain. «En périphérie, dédier une voie aux véhicules transportant au moins 2 personnes en faisant appel au civisme et à la responsabilité de chacun permettra de ne pas attendre la mise en place de complexes et coûteux contrôles», insiste l’Alliance. La troisième mesure pose le principe que chaque euro dépensé en soutien aux acteurs des transports se traduise par 1 euro supplémentaire investi pour développer les nouvelles mobilités. «L'inaction aurait pour conséquence de mettre à mal des années de politiques volontaristes en faveur des nouvelles mobilités et de mettre en danger un écosystème bouillonnant de start-up de la mobilité que beaucoup de pays nous envient». 

G. H.

Auteur

  • Grégoire Hamon
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