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Feu vert officiel au retrofit électrique

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Véhicules de plus de 5 ans. Transformer ses véhicules thermiques, à moteurs diesel ou essence, en véhicules électriques (à batterie ou hydrogène) est désormais possible. L’arrêté retrofit a été publié le 3 avril au Journal Officiel. Cet arrêté, qui est entré en vigueur le lendemain, donne un cadre réglementaire à la transformation électrique des véhicules de plus de 5 ans (voitures, véhicules utilitaires, camions, bus et cars) ainsi que des 2 et 3 roues de plus de 3 ans. L’opération doit être réalisée par un installateur habilité par le fabricant du dispositif de conversion, qui s'assure que l'installateur a reçu une formation lui conférant les connaissances nécessaires. «L'installateur peut être habilité pour un ou plusieurs types de véhicules transformés (véhicules légers, camions, deux-roues...). L'habilitation spécifie également le nombre et la fréquence des contrôles effectués par le fabricant chez l'installateur pour s'assurer de la pérennité de l'habilitation. Elle ne peut excéder deux ans et doit être renouvelée selon les modalités précisées dans la demande de l'agrément de prototype», rappelle à cet effet l’Avere (Association nationale pour le développement de la mobilité électrique). Les fabricants de dispositifs de conversion électrique devront présenter à la DGEC (direction générale de l’Énergie et du Climat) d’ici le 31 décembre 2021, puis tous les ans, un rapport d'activité pour chaque type de dispositif homologué précisant les interventions réalisées (type, nombre, intervenants…) ainsi que les retours clientèle.

Soutien des collectivités. Des pays plus avancés que la France en matière de retrofit, comme la Grande-Bretagne ou l’Allemagne, proposent déjà des solutions clés en main pour des bus, à l’instar de la start-up allemande e-trofit. Rien de tel pour l’instant en France. «En cette période de crise sanitaire et économique liée au Covid-19, et au regard des répercussions sans précédent dans le secteur automobile, c’est un signe positif pour la relance de l’activité et l’environnement», se réjouit-on du côté de l’Aire, l’association qui regroupe les Acteurs (français) de l'industrie du retrofit électrique. L’Aire plaide pour un soutien des collectivités, à l’instar de Grenoble et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. De quoi amoindrir le coût de transformation qui démarre autour de 8.000 euros pour une voiture, et bien plus pour des modèles plus imposants. Grenoble propose ainsi 4.000 euros pour la conversion d’un petit utilitaire (de moins de 2,5t) et 6.000 euros pour un utilitaire jusqu’à 7t. Au-delà, l’offre est actuellement balbutiante, même si quelques ateliers commencent à s’attaquer à des utilitaires lourds, comme le vendéen e-Néo qui transforme actuellement des camions DAF en version hydrogène. Une solution qui pourrait aider les collectivités locales à passer aux bus électriques ou hydrogène en période de restriction budgétaire.

G. H.

Auteur

  • Grégoire Hamon
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