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Le gouvernement organise le Yalta entre TGV et avion pour les dessertes de moins de 2h30

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Le TGV sans concurrent? A toi les liaisons intérieures de moins de 2H30. C’est le sens du partage des rôles entre Air France et la SNCF. Il résulte de la crise du Covid qui a eu un effet économique ravageur sur Air France-KLM acculé à devoir réduire la voilure. Pour les vols nationaux assurés par Air France, «la capacité va être réduite de 40% sur la période d'ici à 2021, avec la fermeture de destinations, lorsqu'il y a une alternative ferroviaire à moins de 2h30 et lorsque ce service n'alimente pas le hub de Roissy-Charles-De-Gaulle», a annoncé le PDG du groupe, Benjamin Smith, le 27 mai. De son côté, Easy Jet, deuxième compagnie aérienne en France, elle-même en difficulté, affirme à ce stade ne pas avoir l’intention d’occuper le vide laissé par son concurrent. Concrètement, pour éviter une concurrence frontale sur les liaisons intérieures où Air France a perdu 200 millions d'euros, la compagnie aérienne et ses filiales pourraient laisser le monopole au TGV sur des liaisons comme Paris Bordeaux, Paris Nantes, Paris Lyon. Paris-Strasbourg et Paris-Rennes figurent aussi dans le registre des villes reliées en moins de 2h30.

L’Etat à la manœuvre. Le gouvernement profite de la crise pour rebattre les cartes de la répartition modale pour la desserte du territoire. En échange d’un soutien financier de 7 milliards d’euros dont sa garantie à 90% sur un prêt de 4 milliards, il a oblige Air France à revoir son réseau. Outre la rentabilité et la répartition modale, l’autre objectif concerne le développement durable. Air France s’est en effet engagé à réduire ses émissions de CO2 de 50% sur ses vols domestiques au départ d'Orly et de région à région à horizon 2024 par rapport à 2019. Pour la SNCF, ce sera un bol d’air avec un effet probable sur le taux de remplissage des TGV et peut-être la tentation de hausses de tarifs. En attendant, l’entreprise ferroviaire continue de souffrir à cause de la capacité limitée de ses trains. Mais le gouvernement doit prochainement revoir la règle qui oblige celle-ci condamner un siège de train sur deux depuis avril.

M. F.

Auteur

  • Marc Fressoz
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