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Les applications de traçage inefficaces sans une armée de vérificateurs manuels

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Travail d’enquêteurs humains. L’application StopCovid envisagée par le Gouvernement ne pourra à elle seule contrôler la propagation de la pandémie. En Chine, en Corée ou à Singapour, les applications de traçages numériques se révèlent efficaces pour deux raisons. Elles viennent tout d’abord en complément de mesures considérées comme indispensables, comme la généralisation des tests, l’instauration d’un strict confinement en cas de suspicion, et le port du masque obligatoire. De plus, les autorités ne se reposent pas sur la seule technologie pour suivre des éventuels contacts en personnes infectées. Il faut un travail d’enquêteurs humains, le même qui a, par exemple, permis de contrôler et de maîtriser le début de foyer de Covid-19 en février dernier, aux Contamines-Montjoie. «Si vous me demandez si un système de suivi des contacts Bluetooth déployé ou en cours de développement, partout dans le monde, est prêt à remplacer le suivi manuel des contacts, je répondrai sans réserve que la réponse est "non". Pas maintenant et pas dans un avenir prévisible, même avec l'intelligence artificielle. Il faut rajouter des vérificateurs humains dans la boucle pour corriger les erreurs et rechercher des contacts plus étroits», explique Jason Bay, le directeur technique de l’application de traçage de Singapour TraceTogether, pourtant citée en exemple.

60.000 vérificateurs en France? «À Wuhan, plus de 1.800 équipes, composées de 5 personnes minimum, ont tracé des dizaines de milliers de contacts par jour», précise un rapport d’experts de l’OMS, publié le 28 février. Ce travail de recoupement a permis de repérer un maximum de personnes infectées afin de les identifier et de les isoler (entre 1% et 5% des publics testés). Cela représentait 9.000 personnes, pour environ 11 millions d’habitants. Une proportion qui semble raisonnable pour Tom Frieden, l’ancien directeur de la CDC, l'agence américaine de santé publique, qui estime qu'il faudrait recruter 300.000 contact-tracers aux États-Unis. Rapporté à la population française, cela représenterait environ 60.000 vérificateurs. Pour l’élaboration de son application de traçage, l’Irlande a prévu d’embaucher 1.400 salariés et l’État du Massachusetts 1.000. La France, dont le déconfinement devrait démarrer à partir du 11 mai, n’a fait aucune annonce en ce sens pour le moment.

G. H.

Auteur

  • Grégoire Hamon
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